Bassem Loukil Rêve D’un Erasmus Africain

Bassem Loukil fondateur et président de Tunisia Africa Business Council (TABC) est revenu, entre autres sujets pertinents, lors de son mot d’ouverture de la deuxième édition du forum Tunisian African empowerment forum, sur les problèmes rencontrés par les étudiants africains en Tunisie.

Bassem Loukil a affirmé lors de son intervention que plusieurs questions se posent pour la jeunesse africaine, notamment en matière d’emploi, d’employabilité, de formation professionnelle.

Pour lui, les jeunes du continent africain nécessitent une bonne formation pour une meilleure employabilité. Pour cette raison éduquer les jeunes n’est pas suffisant pour qu’ils accèdent à un emploi décent : « Eduquer ces jeunes ne suffit pas, encore faut-il les éduquer intelligemment. Axer leur formation sur des qualifications opportunes, qui leur permettent de trouver des emplois intéressants mais aussi lucratifs.

Et pour ce faire, les offres de formations universitaires et techniques doivent être pertinentes, adaptées et constructives », soutient-il.

Bassem Loukil a affirmé, par ailleurs, que les étudiantes subsahariens sont encore confrontés au problème de l’obtention de la carte de séjour, sans parler du nombre de places limitées dans les universités tunisiennes, ce qui les oblige à s’inscrire dans des universités privées.

Dans le même contexte, l’intervenant a rappelé que suite à la première édition du forum, le constat des problèmes a été communiqué aux services compétents, notamment le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministère des Affaires étrangères.

Le président du TABC ne manque pas d’affirmer sa confiance en l’expertise tunisienne : « La Tunisie bénéficie d’une expertise éducationnelle et universitaire de plus d’un demi-siècle, et elle est en mesure de former un grand nombre d’étudiants subsahariens dont le chiffre reste actuellement en deçà de ses possibilités : 6500 contre 12 000 en 2010.

A ce propos, au cours de l’année universitaire 2017/2018, 544 inscriptions universitaires à 35 pays africains dont 306 inscriptions dotées de bourses, soit une augmentation de 272% par rapport à l’année universitaire 2009-2010. ».

Par ailleurs, il a rappelé que « l’UNESCO informe que les dépenses de l’Afrique subsaharienne en matière d’éducation, au cours de la dernière décennie, ont augmenté de 6% chaque année, grâce aux efforts concertés des gouvernements nationaux. Le nombre d’étudiants en Afrique inscrits à l’enseignement supérieur a doublé de 6 millions à plus de 12 millions au cours des 15 dernières années ».

En conclusion, il a formulé le souhait de voir émerger « un Erasmus africain, pour reprendre l’exemple européen, un programme intercontinental, pluridisciplinaire, d’échanges estudiantins pour un semestre ou plusieurs, et qui permettraient à nos enfants de réaliser, en parcourant l’Afrique, leurs rêves d’ailleurs. »

مجلس الاعمال التونسي الافريقي ينظم الدورة الثانية لمنتدى ”التمكين التونسي الإفريقي” بمشاركة 15 دولة

افتتحت اليوم اشغال الدورة الثانية لمنتدى ”التمكين التونسي الإفريقي” الذي ينظمه مجلس الاعمال التونسي الافريقي بهدف تدعيم مكانة تونس في التعليم العالي بافريقيا وتطوير عدد الطلبة الافارقة الدارسين في الجامعات الخاصة والعامة التونسية.

وقال رئيس مجلس الأعمال التونسي الافريقي بسام الوكيل في تصريح لتونيفيزيون إنّ الهدف من تنظيم الدورة الثانية لأشغال منتدى ”التمكين التونسي الإفريقي” هو تطوير عدد الأفارقة في تونس الذين يبلغ عددهم نحو 6500 طالبا إفريقيا إلى جانب متابعة تنفيذ 8 إتفاقيات مزدوجة تم امضاؤها مع بلدان إفريقية في الدورة الاولى للمنتدى سنة 2017 من أجل تطوير عدد طلبتهم المتواجدين في تونس.

وأكد الوكيل أنه من الضروري رفع كل المعيقات لتطوير تواجد الطلبة الافارقة في تونس وخاصة بالجامعات العمومية في مجالات منها الطب والهندسة والصيدلة بإعتبار أن القطاع الخاص نجح في إستقطاب الطلبة الأفارقة.

وكشف أنّ مجلس الأعمال التونسي الافريقي يهدف بالتعاون مع رئاسة الحكومة ووزارات التعليم العالي والداخلية والتكوين المهني والتشغيل إلى إقرار إجراءات تطبيقية لتسهيل إدماج الطلبة الأفارق في السوق التونسية .

وأشار بسام الوكيل إلى أن المنتدى يشهد مشاركة 15 دولة و160 إفريقيا مشاركين على مستوى وزارتي التعليم العالي والتكوين المهني ليكون العدد الجملي للمشاريكين 1500 مشارك بين تونسيين وطلبة أفارقة، موضّحا أنّ ما يميز الدورة الثانية للمنتدى هو مشاركة مكثفة من دولتي ليبيا والحزائر .

Ouverture du deuxième Forum tuniso-africain pour l’enseignement supérieur et la formation professionnelle

Tunis, Tunisie, 17  juillet (Infosplusgabon) – La deuxième édition du Forum tuniso-africain pour l’enseignement supérieur et la formation professionnelle (TAEF2018) a démarré ce mardi à Tunis avec la participation de 15 pays et en présence du ministre tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous.

Ce Forum de deux jours s’articule autour du concept  »Tunisian African Empowerment », avec comme objectifs stratégiques d’internationaliser le savoir-faire tunisien en matière d’enseignement supérieur et de formation professionnelle, de développer une confiance mutuelle entre la Tunisie et ses confrères subsahariens dans les domaines de l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, a expliqué Bassem Loukil, président du conseil d’affaires tuniso-africain.

Pour sa part, le ministre tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a affirmé que  »son pays œuvre pour accueillir des étudiants étrangers en général et en particulier des étudiants africains qui ne dépassent aujourd’hui 3% de la totalité des étudiants.

Le ministère de l’Enseignement supérieur travaille pour améliorer ce chiffre et le porter à 10% dont les trois tiers seront africains à l’horizon 2020.

Les universités tunisiennes seront ouvertes aux étudiants étrangers à travers d’un mécanisme qui assure la gratuité des inscriptions afin de renforcer les relations tuniso-africaines, a indiqué M. Khalbous, annonçant la création d’une agence tunisienne pour l’accueil des étudiants étrangers et assurer des conditions favorables pour le séjour et les études notamment avec le grand projet tuniso-français  »l’université tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée ».

Pour sa part, le ministre tunisien de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Faouzi Abderrahmane, a affirmé que la Tunisie a un prolongement stratégique dans ses relations avec le reste des pays africains, indiquant que ce forum sera une opportunité pour discuter les moyens de renforcer les secteurs de formation professionnelle et de l’enseignement supérieur.

Il a indiqué que le nombre d’Africains dans le secteur de la formation professionnelle en Tunisie a atteint 500 personnes de différentes nationalités sur un total de 55.000.

Il a affirmé que leurs conditions de séjour ne sont pas très différentes de celles des Tunisiens. Ils bénéficient de stages dans des structures tunisiennes pendant les vacances car la plupart d’entre eux n’ont pas les moyens de passer leurs vacances dans leurs pays.

منتدى التمكين التونسي الإفريقي … نحو إحداث جامعة تونسية فرنسية لترفيع الطلبة الأفارقة

منتدى التمكين التونسي الإفريقي … نحو إحداث جامعة تونسية فرنسية لترفيع الطلبة الأفارقة.

Doit-on nécessairement être entrepreneur pour enseigner l’entrepreneuriat ?

C’était lors de la cinquième plénière fort intéressante, du Tunisian African Empowerment Forum 2018 (TAEF) organisée par TABC, sur le thème du “renforcement de l’enseignement de la culture entrepreneuriale chez les jeunes Africains”, qui a mobilisé un parterre d’experts autour de la question centrale: comment instaurer une culture entrepreneuriale chez nos jeunes ? Une question qui a fait jaillir des opinions et des expériences diverses, non des moins enrichissantes, mais qui nous ont toutefois laissés sur notre faim.

Une jeunesse en mal de vivre, en quête de sens et de vérité, l’entrepreneuriat serait-il le remède? Bien évidemment, nous sommes tentés de dire oui, mais quelle complexe mission d’arriver à ancrer la valeur de la culture de l’entrepreneuriat dans l’esprit de nos jeunes et de les amener à créer leur avenir et à être acteurs de leur destin. Incontestablement, toute question d’ordre culturel, ne peut passer que par le chemin de l’éducation.

D’où puiser cette culture ?

Un module de “culture entrepreneuriale”, ou encore de “création d’entreprise”, ou de “gestion de projet” suffit-il à ancrer cette culture dans les universités ? Intervenant lors de cette plénière, Lotfi Saibi, président 4LDH et membre de CAVIE Tunisie explique que la culture entrepreneuriale ne s’inculque pas du jour au lendemain, bien qu’un gain d’intérêt pour l’entrepreneuriat est aujourd’hui manifeste, du fait de la mondialisation et de l’envahissement des nouvelles technologies.

Pour l’expert, la culture entrepreneuriale doit inclure tout un écosystème composé d’un ensemble de parties prenantes, et doit tenir compte du contexte. En somme, l’éducation fournit des outils, toutefois, c’est le terrain qui apprend à devenir entrepreneur. “C’est un état d’esprit, un environnement qui doit se créer, impliquant l’ensemble des intervenants” précise Lotfi Saibi.

Pour Maher Kallel, fondateur Carthage Angels, le modèle de la Silicon Valley, première machine à startups au monde est bien le modèle qui révèle tous les handicaps du continent et de la Tunisie plus particulièrement. En Tunisie, avoir l’idée du siècle ne donne droit qu’à 20% des gains ! Alors qu’ailleurs dans le monde “l’idée est mille fois plus importante que l’argent” déplore l’expert.

“Le système éducatif doit être repensé selon la valeur ajoutée créée” préconise Maher Kallel.

Lassad Mezghani, expert ETF, est plutôt d’avis qu’il est tout à fait possible de développer l’enseignement de la culture entrepreneuriale. Preuve à l’appui entre les mains, un projet actuellement en cours, visant à ’intégrer l’apprentissage de l’esprit et des compétences entrepreneuriales avant l’obtention du diplôme. Ce projet serait basé sur une démarche pédagogique à travers l’instauration de modules de projets entrepreneuriaux, alliant l’apprentissage à l’expérimentation. Les premiers résultats de cette initiative ont révélé une nette augmentation de l’intention entrepreneuriale des diplômés de l’université de Sfax, passant de 3,8% en 2004 à 46% aujourd’hui.

Il est temps de capitaliser sur l’échec

Nous entendons parler des mythiques mais non moins nombreuses success stories venues d’outre-atlantique et d’ailleurs, révélant les succès d’entrepreneurs qui marqueront sans doute et à jamais le 21ème siècle.

Des personnages presque légendaires, mais dont les expériences mettant en scène leurs échecs n’en sont pas moins véridiques et inspirantes.

Un Walt Disney qui fut licencié par son éditeur car il manquait d’imagination, un Jack Ma qui a échoué aux examens d’entrée à l’université de Chine quatre ans de suite, et n’a jamais été le numéro un à l’école; un Steve Jobs, un Mark Zuckerberg et un Bill Gates qui ne sont pas allés jusqu’au bout de leur cursus universitaire.

En effet nous ne les connaissons que trop bien, toutefois comprenons-nous réellement l’enseignement se profilant derrière ces expériences? Et le comprendre amènera-t-il les changements qui s’imposent ? Lotfi Saibi pointe du doigt cet élément essentiel qui est la culture de l’échec, déplorant : “un des plus gros freins à l’entrepreneuriat est le système d’éducation francophone, duquel nous sommes imprégnés et qui rémunère les premiers de l’école et sanctionne les derniers de la classe.

Savez-vous que 72% des fondateurs et CEO de la Silicon Valley avaient des moyennes médiocres dans les universités? Chez nous, ces personnes ne sont pas valorisées”. Il faudrait donc revoir le système d’éducation, bannir la culture de la peur, fortement ancrée chez les jeunes, revoir les modèles de mentoring, et de financement, qui ne s’orientent que vers les plus brillants. “ Mais les décideurs d’aujourd’hui n’ont pas forcément l’expérience de l’entrepreneuriat”.

On est aussi dépassé parce que la culture s’inculque dès l’enfance !

Faisant partie de l’audience et intervenant lors de la séance des questions-réponses, une enseignante universitaire venue tout droit du Canada n’a pas manqué de souligner un fait majeur: la culture entrepreneuriale, ça s’inculque dès le plus jeune âge ! Prenant pour exemple le système d’éducation canadien qui enseigne à l’enfant comment vendre son chocolat à ses camarades…

انطلاق اشغال الدورة 2 للمنتدى الافريقي للتعليم العالي والتكوين المهني

أفاد رئيس مجلس الاعمال التونسي الافريقي بسام الوكيل أن الدورة الثانية للمنتدى الافريقي للتعليم العالي والتكوين المهني (التمكين)، التي تنعقد بداية من اليوم الثلاثاء بتونس، وعلى مدى يومين، تهدف إلى تطويرالاتفاقيات المبرمة السنة الماضية خلال الدورة الاولى للمنتدى.

واضاف اليوم الثلاثاء بالعاصمة في افتتاح الدورة الثانية للمنتدى الذي ينظمه مجلس الاعمال التونس الافريقي بالشراكة مع وزارتي التعليم العالي والبحث العلمي والتكوين المهني والتشغيل وجمعية الطلبة والمتربصين الافارقة، أن الهدف من هذا اللقاء تحديد المواد والمجالات التي يمكن تطويرها في مجال التعليم العالي والتكوين المهني والتعرف على خصوصيات السوق الافريقية وسبل الاستجابة لها فضلا عن تداول حول المشاكل التي يتعرض لها الطلبة الافارقة في تونس وتقديم الحلول التي تم تركيزها من طرف وزارتي التعليم العالي والبحث العلمي والتكوين المهني والتشغيل.

ويناقش المشاركون (1500 مشارك) القادمون من 15 دولة افريقية بالإضافة إلى تونس، امكانية تطوير عدد الطلبة الافارقة الذي يبلغ حاليا 6500 طالب افريقي، كما سيعملون على الخروج من هذا المنتدى باجراءات عملية وباتفاقيات جديدة، بعد أن تم التوصل خلال النسخة الأولى لهذا المنتدى إلى امضاء 8 اتفاقيات مزدوجة بين تونس وعدد من البلدان الافريقية.

ويسلط المنتدى في هذه الدورة الضوء على أهم المجالات التي يجب التركيز عليها والتعريف بالاتفاقيات المفعلة وغيرها التي لم يتم تفعيلها بعد وأسباب ذلك فضلا عن أسباب عدم تطور عدد الطلبة الافارقة في تونس وكيفية الترفيع فيها والاجراءات التي يجب أن تتقيد بها وزارتي التعليم العالي والبحث العلمي والتكوين المهني والتشغيل.

وللإشارة فإن مجلس الأعمال التونسي الافريقي يسعى منذ الدورة الأولى للمنتدى لابراز انفتاحه على الفضاء الطبيعي لتونس ألا وهو القارة الافريقية، بهدف جعل تونس وهذا المنتدى على المديين القصير والمتوسط موعدا إفريقيا سنويا بامتياز للتعليم العالي والتكوين المهني.

كما ويرمي المنتدى الافريقي للتعليم العالي والتكوين المهني (التمكين) إلى تحقيق جملة من الاهداف الاستراتيجية ومنها بالخصوص تدويل الخبرات والمعارف في مجالي التعليم العالي والتكوين المهني وتطوير الثقة المتبادلة بين تونس وأصدقائها من بلدان جنوبي الصحراء وتحسين التعاون والتبادل بين الجامعات ومراكز التكوين الإفريقية وتطوير تبادل الجامعيين والباحثين والمتربصين بين البلدان الافريقية.

Pour faire de l’éducation le cheval de bataille de l’Afrique

Abraham Lincoln, 16ème président des Etats-Unis, qui a dirigé le pays lors de la pire crise constitutionnelle et militaire de son histoire, disait: “Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance !”.

C’était à l’occasion de la deuxième édition du Tunisian African Empowerment Forum, organisé par le TABC, les 17 et 18 juillet 2018, que se sont réunis un parterre de ministres, représentants des secteurs public et privé, société civile, directeurs de centres de formation et universités, venus des quatre coins du continent, autour d’un objectif: échanger et débattre pour faire de la Tunisie et de l’Afrique un hub de l’enseignement supérieur et de la formation et hisser le continent sur la route des puissances mondiales.

Cette deuxième édition vise en priorité à internationaliser le savoir-faire tunisien en matière d’enseignement supérieur et de formation professionnelle, orienter le choix des étudiants vers la Tunisie et développer la coopération Sud-Sud.

La Tunisie, terre d’expertise mais aussi d’obstacles

En ouverture du Forum, Bassem Loukil, président et fondateur de TABC a exprimé son souhait de voir émerger un Erasmus africain, à l’image de l’excellence des pays européens, “un programme intercontinental et pluridisciplinaire d’échanges estudiantins pour un semestre ou plusieurs, qui permettrait à nos enfants de réaliser, en parcourant l’Afrique, leurs rêves d’ailleurs”.

Bassem Loukil pointe du doigt un élément fondamental: “éduquer ces jeunes ne suffit pas, encore faut-il les éduquer intelligemment”. Par- là se pose indubitablement la question de l’adéquation des formations aux réalités du marché du travail, que ce soit au niveau du pays, du continent, mais aussi et surtout du monde. Pour le responsable, il s’agit d’“axer leur formation sur des qualifications opportunes, qui leur permettront de trouver des emplois intéressants mais aussi lucratifs. Et pour ce faire, les offres de formations universitaires et techniques doivent être pertinentes, adaptées et constructives.” Rappelant que les moins de 25 ans représentent près de 65% de la population du continent africain, et que les défis ne pourront être relevés qu’à travers une vision commune et globale.

Bassem Loukil rappelle que “la Tunisie bénéficie d’une expertise éducationnelle et universitaire de plus d’un demi-siècle, et elle est en mesure de former un grand nombre d’étudiants sub-sahariens dont le chiffre reste actuellement en deçà de ses possibilités: 6500 contre 12 000 en 2010 .A noter que la Tunisie, pour commencer à y remédier, a accordé, au cours de l’année universitaire 2017/2018, 544 inscriptions universitaires à 35 pays africains dont 306 inscriptions dotées de bourses, soit une augmentation de 272% par rapport à l’année universitaire 2009–2010”.

Le responsable déplore néanmoins les obstacles persistants et freinant l’arrivée d’étudiants étrangers, citant notamment la longueur et la difficulté de la procédure d’obtention d’une carte de séjour, les quotas restrictifs imposés quant à l’accès aux institutions d’enseignement public et qui freinent les possibilités d’inscription d’étudiants qui ne souhaitent pas ou n’ont pas les moyens de s’orienter vers les établissements privés.

Mark Arthur, président de l’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie (AESAT) a informé que l’association travaille en étroite collaboration avec TABC pour lever les barrières auxquelles sont confrontés les étudiants africains. Il a par ailleurs soulevé la nécessité d’encourager les étudiants à s’orienter vers des initiatives entrepreneuriales.

“En Tunisie, la formation professionnelle est de nos jours synonyme d’emploi et d’employabilité. Son adéquation au marché du travail permet l’intégration professionnelle de 60 à 70% des diplômés, et ce, dès la première année” précise d’emblée Faouzi Abderrahman, ministre de la l’Emploi et de la Formation professionnelle.

La mise à niveau des centres et la création d’autres spécialités telles les TIC, les métiers de la mer et l’économie bleue, font partie des priorités du ministère ainsi que l’augmentation de la capacité d’accueil de 25 000 apprenants. “Nous avons décidé dans ce sens la création d’un office des œuvres de la formation professionnelle, qui représenterait l’un des projets phares de la valorisation de la formation professionnelle. Un décret a par ailleurs été déposé auprès du Premier ministère. Cet office a pour objectifs l’amélioration des conditions de vie afin d’obéir aux normes internationales, ainsi que de permettre aux directeurs des centres de se concentrer sur le côté technique et pédagogique.” informe le ministre.

Dans le cadre de l’ouverture vers le continent, Faouzi Abderrahman a déclaré que “le ministère s’est engagé au développement et à la mise en œuvre de différents types de programmes de coopération bilatérale ou multilatérale. “En matière de collaboration nous réservons un nombre de postes de formation aux jeunes stagiaires dans des spécialités très demandées par le marché de l’emploi africain.

Nous comptons des jumelages avec un certain nombre de centres de pays frères et amis. Nous fournissons également des stages de perfectionnement technique et pédagogique avec des pays du nord et les pays du sud dans les secteurs et les spécialités qui ne sont pas dispensés dans les pays d’origine en ce qui concerne la formation et le perfectionnement des formateurs et des tuteurs.

Nous travaillons aussi, en coopération triangulaire avec nos partenaires. Cette coopération se rapporte à la programmation de formation de formateurs dans les domaines de l’électricité, du bois, de l’habillement et de l’hôtellerie, à la formation des jeunes dans les domaines de l’industrie agroalimentaire, de la maintenance industrielle, du forage, de la soudure et de l’Informatique industrielle. Je cite également la coopération triangulaire dans les secteurs du bâtiment et travaux publics, tourisme et hôtellerie et cuir et chaussures”

Des ambitions qui prennent forme

Slim Khalbous, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a vanté les avancées de la Tunisie en matière d’enseignement supérieur et d’ouverture sur le continent africain. Rappelant au passage que le pays est un pionnier en la matière avec la Zitouna, fondée en l’an 737, première université du monde arabe. Actuellement dotée de 750 structures de recherches, près de 22 000 enseignants et de 300 000 étudiants, la Tunisie a été classée première en Afrique en nombre de recherches. Le ministre évoque la quarantaine de nationalités présentes dans l’effectif des étudiants, dont 75% sont des Africains, et informe que l’ambition du ministère est d’atteindre 10% d’étudiants étrangers dans l’effectif total d’ici 2 ans. L’accréditation internationale fait également partie des priorités actuelles sur lesquelles travaille le ministère.

Deux axes majeurs guident l’ouverture vers l’Afrique selon Slim Khalbous: le partage du savoir entre la Tunisie et l’Afrique et l’amélioration de l’attractivité de la Tunisie en tant que destination pour l’enseignement supérieur et la formation professionnelle. Mentionnant au passage que la machine de l’ouverture vers l’Afrique est déjà en marche, avec, à son actif, un arsenal d’accords de coopération d’ores et déjà conclus avec plusieurs pays d’Afrique (la Mauritanie, avec la délocalisation des concours de prépa, le Mali avec la coopération dans la formation des formateurs, le Tchad, l’Algérie, le Gabon, Djibouti, et bien d’autres). Le ministre précise que pour chaque pays, la Tunisie a adopté un système de coopération spécifique.

Création d’une nouvelle agence pour l’accueil des étrangers en Tunisie

Les paroles sont toujours mieux perçues, lorsqu’elles s’accompagnent d’actes. Dans son allocution, Slim Khalbous a annoncé une série de décisions non des moins enthousiasmantes. “Depuis l’année dernière, nous avons élargi l’ouverture des universités publiques aux étrangers, 75% des bourses sont accordées aux pays africains. La deuxième décision est relative à la création d’une agence d’accueil des étrangers en Tunisie pour les accompagner dans les démarches d’installation: procédures administratives, octroi de logements, etc. En troisième lieu, le lancement de l’université franco-tunisienne, qui permettra aux étudiants de bénéficier d’un double diplôme tunisien et européen.” Mais tout cela n’a de sens que dans le cadre du développement Sud-Sud, conclut le ministre.

Enseignement supérieur: Khalbous annonce une série de réformes structurelles

Le ministre de l’enseignement supérieur Slim Khalbous a annoncé ce mardi 17 juillet 2018 que l’ensemble des crises et conflits opposant son département aux syndicats de l’enseignement supérieur ont été résolus suite à la conclusion de plusieurs importants accords avec les différentes parties sociales.

Slim Khalbous qui s’exprimait dans une déclaration accordée à Mosaïque Fm a ajouté qu’il comprend parfaitement la série de mouvement protestataires ayant coïncidé avec l’année universitaire précédente, ajoutant que ces mouvements ont été observés dans l’objectif d’inciter le ministère a décider les réformes structurelles dans ce secteur qui souffre de problèmes structuraux et institutionnels depuis près de 20 ans.

Il a précisé que son département cherche actuellement à intensifier le rythme des rencontres avec les parties sociales et syndicales pendant le mois de juillet en cours ainsi que durant le mois de septembre prochain dans l’objectif d’examiner les dossiers prioritaires dont particulièrement celui de l’application des réformes du système de base des enseignants universitaires pour améliorer leurs conditions professionnelles ajoutant qu’un accord a été trouvé dans ce sens.

Par ailleurs, le ministre de l’enseignement supérieur a ajouté que d’autres réformes et propositions sont en train d’être exécutées à long terme et ce, suite à l’achèvement des textes de loi liés à la question de l’équivalence afin que les diplômes tunisiens soient désormais reconnus à l’échelle internationales.

Il a précisé que d’autres dossiers de réformes entreront en vigueur à partir de cette année universitaire. Il s’agit notamment du changement radical du  système LMD ainsi que le changement de la branche commune entre le master de recherche et celui professionnel. Le nombre des stages à effectuer et les matières optionnelles seront quant à eux revus à la hausse.

Formation professionnelle : une opportunité pour l’Afrique

Faouzi Abderrahmane, ministre de la Formation professionnelle et de l’emploi, a présenté les opportunités qu’offre la Tunisie en matière de formation professionnelle aux étudiants subsahariens, lors de l’ouverture de la deuxième édition du forum « Tunisian African Empowerment Forum », qui se tient les 17 et 18 juillet, à Tunis.

Pour le ministre, il est impératif d’augmenter le nombre de jeunes disposant de compétences techniques et professionnelles leur permettant de se lancer dans l’entrepreneuriat ou d’avoir un emploi décent sur le continent africain. Selon les chiffres évoqués par le ministre, la jeunesse africaine a besoin d’une formation et d’une éducation de qualité. « En 2014, on a recensé 200 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans, ce qui représente 60% de la population africaine. En 2016, les chiffres indiquent que 41% de la population africaine ont moins de 15 ans. Ils seront un milliard âgés de moins de 18 ans en 2050 et constitueront 40% des jeunes à l’échelle mondiale. Notons qu’environ 11 millions de jeunes africains arrivent chaque année sur le marché du travail », affirme-t-il; en soulignant l’importance de ce potentiel.

Faouzi Abderrahmane a affirmé dans le même contexte qu’en Tunisie la formation professionnelle rime avec emploi et employabilité. « Son adéquation au marché du travail permet l’intégration professionnelle de 60 à 70% des diplômés et ce dès la première année », argumente-t-il; avant d’inciter les jeunes et leur famille à changer de mentalité et à considérer la formation professionnelle comme une opportunité de travail à l’échelle individuelle et de progrès à l’échelle nationale.  Le ministre a indiqué  que les tunisiens en formation pourront suivre des stages de perfectionnement dans des pays européens, et ce à partir du mois de septembre 2018,  selon  le programme d’échange entre la Tunisie et des pays européens dédié à la formation professionnelle.

De la nécessité de valoriser la formation professionnelle

Revenant sur l’infrastructure de la formation professionnelle en Tunisie, le ministre a rappelé que le pays compte 200 centres publics de formation professionnelle. L’effectif total de l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) est de 8000 personnes, dont 3000 ingénieurs et techniciens et 4000 cadres pédagogiques, formateurs et conseillers d’apprentissage et assure à ce titre la formation initiale de 70.000 apprenants, avec un flux annuel de plus de 20.000 diplômés. Par ailleurs, le ministre a révélé que l’ATFP assure des formations à 500 apprenants de différentes nationalités, spécialement africaines.

Le ministre a indiqué que la mise à niveau de la formation professionnelle est un axe stratégique à travers la création d’autres spécialités, telles les TIC, les métiers de la mer et l’économie bleue, ainsi qu’avec l’augmentation de la capacité d’accueil de 25000 apprenants. Dans les objectifs du ministère figurent l’augmentation du nombre d’apprentis subsahariens dans les centres de formation professionnelle et l’amélioration de leurs conditions d’hébergement. Et d’affirmer que la Tunisie est prête à travailler en étroite collaboration avec plusieurs pays du continent africain.

إجراءات جديدة للترفيع في عدد الطلبة الأجانب في تونس

أفاد وزير التعليم العالي سليم خلبوس، اليوم الثلاثاء 17 جويلية، بأن تونس تريد استقطاب الطلبة الأجانب خاصة الأفارقة والترفيع في عددهم من 3 بالمائة إلى 10 بالمائة سنة 2020، ضيفا أن نسبة الطلبة الأفارقة تقدر بـ 75 بالمائة من مجموع الطلبة الأجانب.

في هذا الخصوص أكد خلبوس، خلال اليوم الأول من الدورة الثانية لأشغال منتدى « التمكين التونسي الإفريقي  » أن الوزارة أقرت إجراءات جديدة على غرار فتح الجامعات العمومية أكثر على الطلبة الأجانب مع منحهم امتياز التسجيل المجاني، مع وجود طلب عالي على الجامعات العمومية ذات طراز رفيع كالطب والهندسة التي ستكون بمقابل.

كما أقرت الوزارة بعث « الوكالة التونسية لاستقبال الطلبة الأجانب » لمساعدتهم في كل الأمور الادارية بهدف توفير ظروف مناسبة لإقامتهم، وإحداث جامعة تونسية فرنسية لإفريقيا والبحر الأبيض المتوسط ستكون فريدة من نوعها، وفق ما نقلته مبعوثة IFM إلى المنتدى.

من جهته أكد بسام الوكيل رئيس مجلس الاعمال التونسي الافريقي أنه سيتم هذه السنة تقديم الحلول التي تم وضعها من قبل وزارة التعليم العالي ووزارة التكوين المهني والتشغيل، لتطوير تواجد عدد الطلبة الأفارقة في تونس.

وبين الوكيل أن هناك 15 دولة ممثلة و160 افريقي من مختلف هذه البلدان إضافة إلى و1500 مشاركين في المنتدى.

من جهة أخرى أكد وزير التكوين المهني والتشغيل فوزي عبد الرحمان أن تونس لديها عمق إستراتيجي في علاقاتها مع باقي دول القارّة الإفريقية، مضيفا أن التظاهرة ستكون فرصة لمناقشة تدعيم التعاون في مجالي التكوين المهني والتعليم العالي.

وأفاد فوزي عبد الرحمان بأن عدد المتكوّنين الأفارقة في مجال التّكوين المهني في تونس يبلغ حوالي 500 متكون من جنسيات مختلفة من جملة 55 ألفا، مشيرا إلى أن ظروف إقامتهم لا تختلف كثيرا عن ظروف إقامة المتكونين التونسيين، مع بعض الإمتيازات من خلال توفير تربصات ليهم بالمؤسسات التونسية خلال فترة العطلة خصوصا مع عدم قدرة أغلبهم على العودة إلى بلدانهم خلال تلك الفترة.

بسام الوكيل : تركيا والمغرب تنافسان تونس في الأسواق الافريقية

أكد رئيس مجلس الأعمال التونسي الافريقي، بسّام الوكيل أهمية التوجه إلى الأسواق الافريقية و تعزيز الحضور التونسي في تلك البلدان.

ودعا في مداخلة له اليوم في برنامج « بوليتيكا » إلى ضرورة دعم الاستثمارات في هذه البلدان الواعدة و مضاعفة مجالات التعاون معها في مختلف المجالات.

واعتبر الوكيل أن تركيا والمغرب المنافسين الأكثر شراسة لتونس، حيث تسعى كل منهما إلى تكثيف أعمالها وتمثيلها في السوق الافريقية.

TABC donne le coup d’envoi de Tunisian African Empowerment Forum « TAEF 2018»

L’ouverture officielle de la deuxième édition du forum Africain pour l’enseignement supérieur et la formation professionnelle,  a eu lieu ce mardi 17 juillet 2018 à l’hôtel Laico Tunis.

Le coup d’envoi de cette seconde édition de « Tunisian African Empowerment a été donné par les interventions de Mrs Bassem Loukil, Président de TABC, Anis Jaziri, secrétaire général de TABC sans oublier les officiels, M. Faouzi Ben Abderrahmen, Ministre Tunisien de la Formation Professionnelle et de l’Emploi et M. Slim Khalbous, Ministre Tunisien de l’Enseignement Supérieur et la recherche scientifique.

M.Bassem Loukil a précisé que « L’instruction de la jeunesse représente un enjeu crucial pour l’Afrique de demain. C’est elle qui aiguillera notre développement, notre place dans le monde. C’est pourquoi le Tunisia Africa Business Council, en marge de sa vocation classique de catalyseur d’échanges interafricains sur le plan économique, s’engage de nouveau cette année pour mobiliser les esprits autour de la valeur « éducation », en Tunisie et dans toute l’Afrique ».

Ce forum s’articule autour du concept « Tunisian African Empowerment», avec comme objectifs stratégiques :

– Internationaliser le savoir-faire Tunisien en matière d’enseignement supérieur et de formation professionnelle.

– Développer une réciprocité de confiance entre la Tunisie et ses confrères  subsahariens dans les domaines de l’enseignement supérieur et la formation professionnelle.

– Améliorer la coopération et les échanges entre les universités et les centres de formation Africains.

– Développer les échanges d’universitaires, chercheurs et stagiaires entre les pays Africains.

De tels objectifs et une telle démarche concordent parfaitement avec l’un des axes que nous préconisons, à savoir « accentuer notre ouverture à l’espace naturel de notre pays c’est-à-dire le continent Africain ».

Bassem Loukil : « Eduquer les jeunes ne suffit pas, encore faut-il les éduquer intelligemment »

L’ouverture officielle de la deuxième édition du forum Africain pour l’enseignement supérieur et la formation professionnelle,  a eu lieu ce mardi 17 juillet 2018 à l’hôtel Laico de Tunis. A cette occasion Espace Manager a interviewé Mr Bassem Loukil,le Président du Tunisia Africa Business Council, organisateur de ce Forum :

Espace Manager : L’organisation de la deuxième  du forum Africain pour l’enseignement supérieur et la formation professionnelle prouve l’intérêt que vous accordez à ces secteurs ?

Bassem Loukil : Les moins de 25 ans représentent près de 65% de la population de notre continent et la démographie de nos pays continue de croître. Ces jeunes sont l’avenir de l’Afrique et il est de notre devoir de leur paver la route, dès à présent, vers le savoir et la connaissance ; pour leur offrir les moyens de se faire une place, demain, dans une économie mondialisée où la concurrence est impitoyable.

Cependant, éduquer ces jeunes ne suffit pas, encore faut-il les éduquer intelligemment. Axer leur formation sur des qualifications opportunes, qui leur permettront de trouver des emplois intéressants mais aussi lucratifs. Et pour se faire, les offres de formations universitaires et techniques doivent être pertinentes, adaptées et constructives.

EM : L’instruction de la jeunesse représente un enjeu crucial pour l’Afrique de demain.

B L : Justement nous estimons que l’instruction de la jeunesse aiguillera notre développement, notre place dans le monde. C’est pourquoi le Tunisia Africa Business Council, en marge de sa vocation classique de catalyseur d’échanges interafricains sur le plan économique, s’engage de nouveau cette année pour mobiliser les esprits autour de la valeur « éducation », en Tunisie et dans toute l’Afrique.

L’enjeu cardinal est donc de raisonner puis de construire une offre de formation intelligente, à l’échelle du continent africain. Aussi, la vue de la prestigieuse assemblée réunie à Tunis aujourd’hui me réjouit, avec tous ces  éminents responsables, venus de toute l’Afrique et qui nous font l’honneur de leur présence en vue de débattre des besoins et des opportunités à mettre en exergue, ainsi que des obstacles à surmonter, afin de parvenir aux objectifs que nous nous serons fixés tous ensemble à l’issue de ce forum qui, je l’espère, deviendra une pierre fondatrice de l’édifice éducationnel africain.

EM : Le problème est que le nombre des étudiants africains en Tunisie ne cesse de diminuer ? A quoi cela est-il dû ?

B L : Si la Tunisie se veut, depuis longtemps, une terre d’accueil pour les étudiants africains, il faut admettre que certaines difficultés parsèment le chemin. Je pense notamment à la longueur et la difficulté de la procédure d’obtention d’une carte de séjour, qui ont pu en décourager plus d’un. De même, les quotas restrictifs imposés quant à l’accès aux institutions d’enseignement public freinent les possibilités d’inscriptions d’étudiants qui ne souhaitent pas ou n’ont pas les moyens de s’orienter vers les établissements privés. 

Heureusement, suite à la première édition de notre forum, des réformes structurelles ont été engagées par les pouvoirs publics tunisiens pour juguler ces complications administratives en facilitant les conditions d’accès à l’enseignement du plus grand nombre d’étudiants étrangers et il est important de continuer en ce sens.
 
 Aujourd’hui, la Tunisie, bénéficie d’une expertise éducationnelle et universitaire de plus d’un demi-siècle, et elle est en mesure de former un grand nombre d’étudiants sub-sahariens dont le chiffre reste actuellement en-deçà de ses possibilités 6500 contre 12 000 en 2010. Il est à noter que la Tunisie, pour commencer à y remédier, a accordé, au cours de l’année universitaire 2017/2018, 544 inscriptions universitaires à 35 pays africains dont 306 inscriptions dotées de bourses, soit une augmentation de 272% par rapport à l’année universitaire 2009-2010. 

E M : Avec plus de 200 organismes d’enseignement supérieurs publics et plusieurs centaines d’établissements privés, la Tunisie se veut être un pôle de savoir, moderne et attractif, pour des étudiants de toutes nationalités. 

 B L : Tout à fait, notre pays est un pole de savoir et nous savons tous l’importance de développer les opportunités d’instruction de haut niveau et la formation des leaders africains de demain en Tunisie.

En plus la Tunisie est convaincue que son avenir n’est pas seulement tourné vers sa propre jeunesse mais également vers la jeunesse africaine qu’elle accueille sur son sol. Nous sommes  à-même d’offrir à plusieurs milliers d’étudiants volontaires et persévérants une éducation plurielle et adaptée aux réalités d’un marché du travail multiplié par autant de débouchés qu’il y a de pays africains, avec une mobilité de l’employabilité inépuisable.

E M : Vous donnez aussi une grande importance à la formation professionnelle?

B L : Pour offrir à nos jeunes les meilleures perspectives de carrière, il faut sortir du carcan strictement académique, certes indispensable mais rarement en parfaite adéquation avec les besoins des employeurs. Ainsi, nous devons donner une importance accrue à la formation professionnelle en alternance, qui pourrait ouvrir sur des échanges à l’échelle du continent, ce qui constituerait  à la fois des ressources inépuisables de compétences et une diversité unique d’expériences formatrices et de débouchés. La clé de notre succès à tous sera la coopération multilatérale, en favorisant la circulation des étudiants mais aussi des enseignants et des chercheurs.

Enfin, pour une adéquation toujours accrue entre l’offre et la demande de compétences, le partage des informations à l’échelle continentale dans le cadre de l’orientation des filières académiques et scientifiques devient une nécessité de premier ordre. Et là, ce sont encore les pouvoirs publics de chacun de nos pays, auxquels  incombe la lourde tâche de mettre en œuvre les moyens et les outils nécessaires à la gestion de ces données et à leur mise en relief, dans un effort d’harmonisation et de coordination, pour un maximum d’efficience dans le choix des politiques d’éducation supérieure.

E M : Quels sont les objectifs de ce Forum ?

BL : Les  objectifs stratégiques sont de :

-Internationaliser le savoir-faire Tunisien en matière d’enseignement supérieur et de formation professionnelle,

-Développer une réciprocité de confiance entre la Tunisie et ses confrères  subsahariens dans les domaines de l’enseignement supérieur et la formation professionnelle

-Améliorer la coopération et les échanges entre les universités et les centres de formation Africains,

-Développer les échanges d’universitaires, chercheurs et stagiaires entre les pays Africains.

Propos recueillis par S E A

العاصمة : انعقاد الدورة الثانية لمنتدى التمكين التونسي الافريقي.. لحث مجالات التعاون بين الجانبين

افتتحت صباح اليوم بالعاصمة الدورة الثانية لمنتدى التمكين التونسي الافريقي الذي يهدف الى تطوير الاتفاقيات التي تم امضاؤها السنة الماضية والتي قدر عددها ب 8 مع البلدان الافريقية وتحديد المجالات التي يمكن تطويرها في مجال التعليم العالي وخصوصيات السوق الافريقية وطرق الاستجابة لهذه الخصوصية وفق بسام لوكيل مدير مجلس الاعمال التونسي الافريقي الذي اكد انه هذه السنة سيتم تقديم الحلول التي تم وضعها من قبل وزارة التعليم العالي ووزارة التكوين المهني والتشغيل بناء على المستجدات، وكذلك لتطوير تواجد عدد الطلبة الافارقة بتونس الذي بقي في نفس المستوى ولم يرتفع و معرفة أسباب ذلك، اضافة الى امكانية ادراج الجامعات العمومية في القارة الافريقية سيما الاختصاصات كالطب والصيدلة و الهندسة ، وتسهيل دخول القطاع الخاص الى القارة الافريقية والإجراءات الممكن القيام بها في هذا الصدد.

وبين بسام الوكيل انه هناك 15دولة ممثلة و 160 افريقي من مختلف هذه البلدان مشاركين و 1500 مشارك بين تونسيين و طلبة افارقة .

منتدى التمكين التونسي الإفريقي : نحو تطوير عدد الطلبة الأفارقة بتونس

أكد رئيس مجلس الأعمال التونسي الافريقي بسام الوكيل في تصريح لمراسلة الجوهرة « اف ام » أن الهدف من منتدى التمكين التونسي الإفريقي هو تطوير الاتفاقيات التي تم توقيعها خلال السنة الماضية والدخول.

وأوضح أنه سيتم تقديم الحلول للإشكاليات المطروحة والتي وضعتها وزارة التعليم العالي ووزارة التكوين المهني والتشغيل لفائدة الطلبة الأفارقة بناء على المستجدات من أجل تطوير وجود عدد الطلبة الأفارقة بتونس الذي بقي في نفس المستوى و لم يرتفع و معرفة أسباب ذلك.

كما سيتم العمل على امكانية ادراج الجامعات العمومية في القارة الافريقية سيما الاختصاصات كالطب الصيدلة و الهندسة ، وتسهيل دخول القطاع الخاص الى القارة الافريقية والاجراءات الممكن القيام بعها في هذا الصدد.

وبين بسام الوكيل أن هناك 15دولة ممثلة في المنتدى أضافة إلى 1500 مشارك بين تونسيين و طلبة أفارقة حسب قوله.

بسام الوكيل: نعمل على استقطاب الطلبة الأفارقة في الجامعات العمومية

قال رئيس مجلس الأعمال التونسي الافريقي بسام الوكيل إنّ الهدف من تنظيم الدورة الثانية لأشغال منتدى  »التمكين التونسي الإفريقي » هو تطوير عدد الأفارقة في تونس الذين يبلغ عددهم نحو 6500 طالبا إفريقيا إلى جانب متابعة تنفيذ 8 إتفاقيات مزدوجة تم امضاؤها مع بلدان إفريقية في الدورة الاولى للمنتدى سنة 2017 من أجل تطوير عدد طلبتهم المتواجدين في تونس.

وأكد الوكيل اليوم الثلاثاء 17 جويلية 2018 أنه من الضروري رفع كل المعيقات لتطوير تواجد الطلبة الافارقة في تونس وخاصة بالجامعات العمومية في مجالات منها الطب والهندسة والصيدلة بإعتبار أن القطاع الخاص نجح في إستقطاب الطلبة الأفارقة.

وكشف أنّ مجلس الأعمال التونسي الافريقي يهدف بالتعاون مع رئاسة الحكومة ووزارات التعليم العالي والداخلية والتكوين المهني والتشغيل إلى إقرار إجراءات تطبيقية لتسهيل إدماج الطلبة الأفارق في السوق التونسية .

وأشار بسام الوكيل إلى أن المنتدى يشهد مشاركة 15 دولة و160 إفريقيا مشاركين على مستوى وزارتي التعليم العالي والتكوين المهني ليكون العدد الجملي للمشاريكين 1500 مشارك بين تونسيين وطلبة أفارقة، موضّحا أنّ ما يميز الدورة الثانية للمنتدى هو مشاركة مكثفة من دولتي ليبيا والحزائر .

Faouzi Abderrahmane : « Nos centres et nos cœurs sont ouverts à nos amis africains »

La deuxième édition du forum Africain pour l’Enseignement Supérieur et la Formation Professionnelle « TAEF 2018 » se tient les 17 et 18 juillet à l’hôtel Laico à Tunis.

Prenant la parole, Faouzi Abderrahmane, ministre de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, a insisté sur l’importance de ce forum qui, selon lui, touche à un domaine stratégique et qui nous concerne tous.

Pour le ministre, l’Afrique doit prendre sa place dans le domaine de la formation professionnelle. Il a affirmé, dans ce sens, que la formation professionnelle est synonyme d’emploi et d’employabilité, précisant que les mentalités doivent changer pour faire de la formation une source de progrès.

Le ministre a indiqué, à cette occasion, que son ministère mise sur le marché africain. Et d’ajouter que 500 jeunes des pays africains sont inscrits dans les centres de formation professionnelle en Tunisie. Nos centres et nos cœurs sont ouverts à nos amis africains, conclut le ministre.

الجامعات التونسية تشرع في قبول الطلبة الافارقة في اختصاصات جديدة خلال السنة الجامعية القادمة

ستشرع الجامعات العمومية التونسية في قبول الطلبة الأفارقة في اختصاصات جديدة بداية من السنة الجامعية 2018/2019 ، وفق وزير التعليم العالي والبحث العلمي سليم خلبوس الذي أعلن اليوم الثلاثاء أيضا عن إحداث الوكالة التونسية لاستقبال الطلبة الأجانب.

وقال الوزير في تصريح إعلامي على هامش افتتاح المنتدى الافريقي للتعليم العالي والتكوين المهني (التمكين) في دورته الثانية المنعقد بالعاصمة إن  » الجامعات العمومية التونسية ستنطلق ابتداءا من السنة الجامعية القادمة في قبول الطلبة الافارقة أكثر فأكثر وفي اختصاصات جديدة على غرار الطب والصيدلة والهندسة وذلك بعد وضع جميع النصوص القانونية ذات العلاقة والقيام بمختلف الدراسات ».

كما سيتم إحداث الوكالة التونسية لاستقبال الطلبة الأجانب على اعتبار أن الترفيع في عدد هؤلاء الطلبة يتطلب هيكل منظما حسب تفسير خلبوس في تصريحه على هامش المنتدى المنعقد، على مدى يومين، ببادرة من مجلس الأعمال التونس الافريقي بالشراكة مع وزارتي التعليم العالي والبحث العلمي والتكوين المهني والتشغيل وجمعية الطلبة والمتربصين الأفارقة.

وأضاف الوزير أن من بين أهم القرارات الجديدة المتعلقة بالطلبة الأجانب بصفة عامة والافارقة بصفة خاصة التي اتخذتها الوزراة لهذه السنة، أحداثها الجامعة التونسية الفرنسية بافريقيا والبحر الأبيض المتوسط التي تقرر بعثها إثر الزيارة الأخيرة للرئيس الفرنسي ايمانويل ماكرون إلى تونس ومن مهامها الأساسية استقطاب الطلبة الافارقة في تونس الذين سيتمكنون من الحصول على شهادة تونسية وأخرى أوروبية.

وأبرز الوزير أهمية السوق الافريقية بالنسبة إلى تونس إذا تتيح لها تصدير المهارات والمعارف التونسية واستقطاب أكبر عدد من الطلبة الافارقة مبينا ان وزارة التعليم العالي والبحث العلمي تعمل على أن تبلغ نسبة الطلبة الأجانب في غضون سنة 2020، ال10 بالمائة مقابل 3 بالمائة حاليا.

ويمثل الطلبة الأفارقة نسبة 75 بالمائة من مجموع الطلبة الأجانب.

من جهته أفاد وزير التكوين المهني والتشغيل فوزي بن عبد الرحمان في افتتاح هذا المنتدى، أنه سيكون بامكان المتدربين صلب مدارس التكوين المهني، انطلاقا من شهر سبتمبر القادم، تطوير خبراتهم ومزيد التكون صلب مدارس التكوين المهني في أوروبا وذلك في اطار برنامج تبادل المتكونين مع البلدان الاوروبية (ايراسموس) مبينا أن تونس ستكون البلد الانموذج في هذا المشروع.

وذكر فوزي عبد الرحمان أن عدد المتكوين في مجال التكوين المهني قد بلغ 55 الف متكون من بينهم 500 متكون افريقي وذلك في اطار التعاون بين تونس وعدد من البلدان الافريقية باعتبار التجربة التي تمتلكها تونس في مجال التكوين المهني التي يتجاوز عمرها 30 سنة الى جانب التجارب الدولية التي تمتلكها مؤسساتها.

وأكد الوزير أن المتكون القادم من إحدى البلدان الافريقية يتمتع بنفس ظروف الاقامة والتكوين المتوفرة للمتكون التونسي مضيفا أن وزارة التكوين المهني والتشغيل تعمل على مزيد تحسين ظروف اقامتهم عبر فتح باب التربصات خلال العطلة الصيفية وتشريكهم في مختلف الانشطة على غرار مهرجان التكوين المهني.

TAEF 2018 : La Tunisie est la destination préférée pour les étudiants africains, affirme Loukil

La deuxième édition du forum Africain pour l’enseignement Supérieur et la formation professionnelle “TAEF 2018″ a débuté aujourd’hui  17 juillet 2018 à Tunis. Ce grand rendez-vous qui s’articule autour du concept ” Tunisian African Empowerment”, a pour objectif  de mettre en place des stratégies de l’internationalisation du savoir-faire  tunisien en matière d’enseignement supérieur et de formation professionnelle, ainsi que le développement de la réciprocité de confiance entre la Tunisie et les pays subsahariens dans les domaines de l’enseignement supérieur et la formation professionnelle.

Il permettra aussi de développer les échanges entre les universités et les centres de formation africains ainsi que les échanges d’universitaires, chercheurs et stagiaires entre les pays africains.

Lors de son intervention, le ministre de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, Faouzi Abderrahmane, a affirmé qu’il s’agit d’un forum très important eu égard à la participation de nombreux hauts cadres de différents pays africains, signalant que l’Afrique devra tenir sa place dans le secteur de la formation professionnelle.

Il a souligné que la formation professionnelle est une source de création d’emploi pour les jeunes. Et d’affirmer que son département accorde la priorité au contient africain d’autant que   500 jeunes originaires  des pays africains sont inscrits dans les centres de formation professionnelle en Tunisie.

Bassem Loukil président du Conseil des Affaires tuniso-africain, a affirmé, pour sa part,  que la Tunisie est la première destination des étudiants africains au niveau de l’enseignement supérieur,  ajoutant, cependant, que ces derniers sont confrontés à de nombreuses problématiques à l’instar de l’hébergement, le transport… Il  a réaffirmé que des solutions seront mises en place afin de mettre fin à ses obstacles.

Il a, dans ce contexte rappelé qu’environ 6500 étudiants africains poursuivent leurs études universitaires en Tunisie et que 432 mille étudiants africains se trouvent en dehors du continent africain.

Loukil a fait savoir que l’objectif escompté est de récupérer 12 mille étudiants africains qu’on avait enregistrés auparavant et de  porter ce  nombre de 20 mille étudiants d’ici 2020.

A noter que de nombreux hauts responsables étrangers et tunisiens ont pris part à ce forum, des associations des anciens diplômés de Tunisie, des représentants des secteurs public et privé, des directeurs de centres de formations et universités venant de 20 pays africains à l’instar du Mali, le Cameroun, le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire…De même un riche programme a été élaboré pour  ces deux journées, comprenant plusieurs panels de haut niveau et des workshops  avec des keySpeakers qui viendront de l’Europe et d’Afrique subsaharienne.

Coup d’envoi de la 2e édition du forum Africain “TAEF” 2018

La deuxième édition du forum Africain pour l’enseignement Supérieur et la formation professionnelle “TAEF 2018″ a débuté aujourd’hui‘hui 17 juillet 2018 à Tunis.

Ce grand rendez-vous qui s’articule autour du concept ” Tunisian African Empowerment”, a pour objectif de mettre en place des stratégies de l’internationalisation du savoir-faire tunisien en matière d’enseignement supérieur et de formation professionnelle, ainsi que le développement de la réciprocité de confiance entre la Tunisie et les pays subsahariens dans les domaines de l’enseignement supérieur et la formation professionnelle.

Il permettra aussi de développer les échanges entre les universités et les centres de formation africains ainsi que les échanges d’universitaires, chercheurs et stagiaires entre les pays africains.

Slim Khalbous : « TAEF 2018 est une occasion pour se connaître »

Rencontré lors du forum Africain pour l’Enseignement Supérieur et la Formation Professionnelle « TAEF 2018 », Slim Khalbous, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a indiqué que ce forum représente une belle occasion pour mieux se connaitre.

Slim Khalbous annonce la création de l’Agence d’accueil des étudiants africains

Prenant part au forum Africain pour l’Enseignement Supérieur et la Formation Professionnelle « TAEF 2018 » qui se tient les 17 et 18 juillet à l’hôtel Laico à Tunis, Slim Khalbous, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a indiqué que ce forum représente une belle occasion pour mieux se connaître et développer une véritable stratégie sud-sud.

Il a, par ailleurs, saisi l’occasion pour annoncer la création de l’Agence d’accueil des étudiants africains. Le but de cette agence, selon le ministre, est d’améliorer les conditions d’accueil et d’intégration des étudiants subsahariens en Tunisie.

TABC : Deuxième édition du «Tunisian African Empowerment Forum»

Le Conseil d’Affaires Tunisie-Afrique (TABC) organise la deuxième édition du Forum Africain de l’Enseignement Supérieur et de la Formation Professionnelle « TAEF2018 » les 17 et 18 juillet à l’Hôtel Laico de Tunis.

Le Forum se tient sous le Haut Patronage du Premier Ministre, en partenariat avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi et l’AESAT (Société des Etudiants et Stagiaires Africains en Tunisie).

Il s’articule autour du concept «Tunisian African Empowerment», avec comme objectifs stratégiques :

– Internationalisation du savoir-faire tunisien dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle,

– Développer une réciprocité de confiance entre la Tunisie et ses collègues subsahariens dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle,

– Améliorer la coopération et les échanges entre les universités africaines et les centres de formation,

– Développer des échanges d’universitaires, de chercheurs et de stagiaires entre les pays africains.

بسام الوكيل: الدبلوماسية التونسية في افريقيا ضعيفة… ولا أفكر حاليا في رئاسة الـسي أس أس

حـاوره: بسام حمدي

بدأت الحكومة التونسية وعدة هياكل مختصة في الأعمال في التوجه للاستثمار والتصدير للأسواق الاقتصادية الافريقية خاصة بعد التفطن الى تسجيل تأخير في تطوير المعاملات الاقتصادية والمبادلات التجارية بين تونس مع السوق الافريقية مقابل اقتصارها على التعامل مع دول الاتحاد الأوروبي.

وفس هذا الشأن، أقر رئيس مجلس الأعمال التونسي الافريقي ورئيس مجمع الوكيل، بسام الوكيل، بأن تونس قد تأخرت كثيرا في انتهاج سياسة واستراتيجية تيسر لمؤسساتها ولرجال الأعمال التونسيين التوجه الى هذه القارة العذراء اقتصاديا.

وفي مقابلة صحفية لنا معه جرت بمكتبه بالعاصمة، استعرض بسام الوكيل جملة العوائق التي تعترض المؤسسات والمستثمرين التونسيين في تصدير المنتوجات والخدمات الى القارة الافريقية مقترحا عدة حلول ومبرزا رأيه في الإجراء الذي اتخذته الحكومة حول منظومة الـFCR  في الحوار التالي:

-نجحت تونس خلال هذه الفترة في اجراء انتخابات بلدية لتعزيز الحكم المحلي، حسب رأيك كمستثمر وكرجل أعمال تونسي، ما مدى أهمية الحكم المحلي والنظام اللامركزي في التشجيع على الاستثمار؟

مؤكد أن الحكم المحلي سيمنح مزيدا من الثقة للمستثمرين المحليين وكذلك النجاح في تنظيم الانتخابات مهم على المستوى الدولي من خلال التأكيد على أن تونس دولة قانون ودولة لامركزية، وأرى كذلك أن النجاح في تركيز الحكم المحلي تأكيد على أن تونس تمنح حقوق المستثمرين طبقا للقانون.

و نود أن نؤكد كذلك أن تركيز الحكم المحلي واعتماد نظام اللامركزية يستوجب توسيع برامج لتحسين البنية التحتية في الجهات وانشاء مناطق صناعية في المناطق المحرومة والمهمشة، وبالحكم المحلي تصبح المسؤولية على عاتق المجالس البلدية للتشجيع على الاستثمار في الجهة من خلال اعداد برامج لجذب المستثمرين.

-هل تعتقد أن اجراء الانتخابات البلدية وتركيز الحكم المحلي جاء متأخرا وخاصة اذا ما تعلقت المسألة بمنح امتيازات وبنية تحتية للتشجيع على الاستثمار؟

المسألة هي مسألة نضج وليست مسألة تأخر اجراء انتخابات بلدية وكنا نفتقر لمجلة جماعات محلية، و في الحقيقة ليس مؤكدا أنه سيتم في النظام اللامركزي تخصيص ميزانيات كبرى للبلديات اثر تركيزها نظرا للوضع الاقتصادي العسير الذي تشهده البلاد في هذه الفترة.

-مؤخرا تم اختيارك من طرف مجلة jeune afrique  ضمن قائمة رجال الأعمال الأفارقة الناشطين في القارة الافريقية، برأيك لماذا تم اختيار رجل أعمال تونسي وحيد ضمن هذه القائمة؟

السبب واضح في هذه المسألة وهو غياب رجال الأعمال التونسيين عن السوق الافريقية، أضف الى ذلك هناك رجال أعمال تونسيين يتوجهون الى السوق الافريقية دون تسليط الضوء على أعمالهم وأنشطتهم في وسائل الإعلام ودون  المشاركة في المنتديات الدولية، ومعظم رجال الأعمال الذين يتوجهون الى افريقيا  لا يتطرقون في أنشطتهم الى صورة تونس كما لا يعملون على خلق ديناميكية بين تونس وافريقيا، وكذلك أريد أن أشير هنا الى عدم عمل شراكة بين رجال الأعمال التونسيين في التوجه الى السوق الافريقية والى عدم وجود ترويج حقيقي لصورة تونس في افريقيا.

ومنذ 2011 والى حدود 2017، شاركت في عديد المنتديات الافريقية وقلما نجد أكثر من 5 رجال أعمال تونسيين متواجدين في هذه المنتديات، واليوم أصبحنا في مجلس الأعمال التونسي الافريقي نعمل على الدفع بالعمل في اطار الشراكة للتوجه بكثافة الى الاسواق الافريقية لمنافسة رجال الأعمال الصينيين والمغاربة والأتراك الذين يسافرون باستمرار وبكثافة الى الأسواق الافريقية.

-هل تعتبر أن الدولة تتحمل مسؤولية في غياب الاستثمار التونسي عن الأسواق الافريقية أو مقصرة الى حد ما؟

الدولة مقصرة في قسط معين في الغياب عن السوق الافريقية الناتج  في الحقيقة عن تراكمات تعود لسنوات عديدة، الدولة مقصرة في احداث خطوط جوية جديدة وفي احداث خط بحري مباشر لنقل البضائع الى بلدان غرب افريقيا بأسعار تفاضلية أو بأسعار منافسة، والدولة مقصرة من حيث ضعف تركيز التمثيليات الدبلوماسية في الدول الافريقية فتونس اليوم لها 7 تمثيليات دبلوماسية فقط في الدول الافريقية وعلاقاتنا الدبلوماسية مع القادة الأفارقة ضعيفة جدا وأؤكد أن علاقات رجال الأعمال مع الزعماء الأفارقة لا تعوض العلاقات الرسمية، وتحركات ملك المغرب الدبلوماسية في الدول الافريقية خير دليل على أهمية العلاقات الرسمية بين الدول وتعطي الأفضلية لرجال الأعمال الأفارقة لأن السند السياسي يمثل نسبة 40 بالمائة من أسباب نجاح استثمارات رجال الأعمال في الخارج.

-هل تعتقد أن تونس في حاجة الى شخصية دبلوماسية نشيطة مثل شخصية ملك المغرب؟

المغرب تحتكم الى منظومة حكم تختلف عن منظومة حكمنا، والملك الذي يسيرها اختار منهجا معينا، في تونس يكفي أن يقوم رئيس الجمهورية باجراء تنقلات الى بلدان افريقية أو يستضيف 3 أو 4 رؤساء دول افريقية لتوطيد العلاقات الدبلوماسية وكذلك يجب أن يقوم رئيس الحكومة كل فترة بزيارة بلد أو بلدين افريقيين رفقة رجال أعمال تونسيين لبلورة تمهيد للتوجه الى هذه البلدان.

-وماهي أكبر الصعوبات التي تعرقل توجه رجال الأعمال التونسيين الى الدول الافريقية؟

الصعوبات كثيرة وأولها وأكبرها عدم توفر التمويل وعدم وجود بنوك تونسية في الأسواق الافريقية ولا بد من ايجاد حلول بديلة على غرار التعامل مع بنوك افريقية تكون مستعدة لتمويل التجارة بين البلدان الافريقية دون ضمانات و لابد من البحث عن صناديق استثمار تمول رجال الأعمال التونسيين في افريقيا دون ضمانات ونحن نعمل في مجلس الأعمال التونسي الافريقي على هذا الملف  وتم توقيع عدة اتفاقيات على غرار توقيع اتفاقية مع البنك الاسلامي أو مع أجهزة البنك الاسلامي التي تضمن التمويل والتجارة البينية بين البلدان الافريقية، ولا بد للبنك المركزي التونسي أن يقوم باجراءات استثنائية ويمنح للبنوك التونسية الحق في شراء بنوك افريقية والاستثمار في السوق المالية في افريقيا.

وفي الحقيقة أريد أن أؤكد أنه قد تمت حلحلة بعض العوائق مثل فتح خطوط جوية جديدة الى الدول الافريقية على غرار الخطوط التي افتتحتها الخطوط التونسية مع كوتونو، نجامينا  ودوالا والسودان اضافة الى فتح خط بحري ملاحي جديد يربط بين تونس وداكار وأبيدجان وأكرا في شهر جوان المقبل لكن بقي لدينا تأخير كبير في التمثيليات الدبلوماسية ويمكن تعويضها بالزيارات الرسمية لرئيسي الحكومة ورئيس الجمهورية.

-وماهي البرامج المستقبلية لمجلس الأعمال التونسي الافريقي التي تخص التوجه نحو الأسواق الافريقية؟

سنتوجه الى غانا كأول بلد أنغلوفوني علما وأنها حققت نسبة نمو تقدر بـ10.5 بالمائة وتعيش نهضة اقتصادية كبيرة وتشهد تنمية اجتماعية كبيرة ومتنوعة وهي تطلب نوعية خدمات ومنتوجات تتماشى مع الانتاج التونسي وخاصة في مجال مواد البناء، والمواد الطبية والمواد الكهربائية.

وهل سيساهم الانفتاح على غانا، في تقليص نسبة العجز التجاري وتطوير نسبة النمو الاقتصادي في تونس؟

الانفتاح على غانا والكوت ديفوار والسنغال قد يحقق ارتفاعا في نسبة نمو وانضمامنا الى الكوميزا سيحقق مكاسب اقتصادية جديدة لتونس.

هل تأخرنا في الانضمام الى الكوميزا؟

نعم تأخرنا كثيرا وبدأنا المفاوضات منذ سنة 2004 وأفضل امتياز في هذه الاتفاقية هو أن المنتوجات التونسية لا تسدد ضرائب عند تصديرها لأسواق الدول الأعضاء في الكوميزا ولكن هذه الامتيازات لا يمكن الاستفادة منها الا في صورة فتح خط بحري جديد لاسيما وأن هناك السنغال وغانا لديهما طلبات تجارية كبيرة، ولدينا اتفاقيات اقتصادية وتجارية  تفاضلية مع الكوت ديفوار ، السنغال والكاميرون لم تُفعل بسبب عدم وجود خط بحري يربط بين تونس وهذه الدول ونطالب بتفعيلها.

هناك من يعتبر أن التوجه الى السوق الافريقية لا يمكن أن يعوّض السوق الأوروبية، فما رأيكم؟

الانفتاح على افريقيا لن يعوض مبادلاتنا التجارية مع الاتحاد الأوروبي التي تصل نسبتها الى حدود 85 بالمائة من الحجم الجملي لمبادلاتنا التجارية، الانفتاح على السوق الافريقية يمنحنا المجال للتصدير لسوق اضافية جديدة تخول لنا تصدير مواد ومنتوجات لا نقدر على تصديرها لأوروبا ولا بد من الانفتاح على الأسواق الافريقية قبل أن تصبح هذه السوق مغزوة من طرف دول أخرى، ومثلا تصدير الخدمات الصحية لا يكون موجها لأوروبا وإنما لفائدة افريقيا وكذلك الخدمات الجامعية.

-في مناسبات عديدة انتقدت أداء الحكومة وخاصة وزارة التعليم العالي في مجال استقطاب الطلبة الأفارقة، هل ترى أن تونس عاجزة عن توفير الأرضية الملائمة لاستقطاب الطلبة الأفارقة ؟ وماهي مقترحات مجلس الأعمال الافريقي التونسي في هذه المسألة؟

عقدنا في اطار أعمال مجلس الأعمال التونسي الافريقي منتدى حول التعليم العالي والتكوين وأعددنا جملة من المقترحات لكن لم تُفعّل رغم أن وزارتي التعليم العالي والتكوين المهني كانتا شريكتين في تنظيم هذا المنتدى علما وأن رئاسة الحكومة ووزارات الخارجية وحقوق الانسان والداخلية على علم بكافة المشاكل التي تعترض الطلبة الأفارقة في تونس، ونعمل بقوة على  تحسين مدة انفتاح تونس على استقبال الطلبة الأفارقة في تونس.

-على غرار مجلس الأعمال التونسي الافريقي، أحدثتم مؤخرا مجلس أعمال تونسيا ليبيا. ماهي برامج هذا المجلس وخاصة في المبادلات التجارية والاستثمارية بين تونس وليبيا؟

تم احداث مجلس الأعمال التونسي الليبي بعد ملاحظة عدم وجود اتصال بين رجال الأعمال التونسيين والليبين ولاسيما بعد عزوف رجال الأعمال التونسيين عن السوق الليبية لأسباب أمنية. لقد لاحظنا أن ليبيا طورت مبادلاتها التجارية مع الأردن وتركيا ومع ايطاليا وروسيا ومصر في حين غابت تونس خلال السنوات الأخيرة عن السوق الليبية ومجلس الأعمال التونسي الليبي تم احداثه بهدف خلق هيكل غير مسيّس لتطوير العلاقات بين رجال الأعمال التونسيين والليبيين ولإعادة تموقع تونس في الساحة الليبية خاصة أننا لاحظنا أن رجال الأعمال الليبيين يتوجهون اليوم الى تركيا لعقد شراكات معها وهذا المجلس هو بمثابة انذار لرجال السياسة في تونس وتنبيه الى كوننا متغيبين عن السوق الليبية.

وقد بدأنا في الاعداد لعقد مؤتمر الاقتصاد التونسي الليبي الذي سينعقد يوم 28 جوان القادم وسيشارك فيه رجال أعمال من البلدين اضافة الى مسؤولين ووزراء من البلدين وبمشاركة رئيس الحكومة.

-ألا ترى أنكم تقمصتم دور الحكومة في العمل على تعزيز تواجدنا بالأسواق الافريقية؟

الحكومة منشغلة بحل ملفات سياسية ومطالب اجتماعية ودورنا كرجال أعمال ومجتمع مدني العمل على حل أزمة تقلص المبادلات التجارية مع الدول الافريقية وعملنا يأتي بعد أن لاحظنا ضعفا في العمل الدبلوماسي كأن نرى كاتب الدولة المكلف بالشؤون الاقتصادية يسافر الى البيرو والبرازيل دون أن يولى اهتماما بالسوق الليبية.

-كيف تقيم الجولة الافريقية التي قام بها رئيس الحكومة خلال السنة الماضية، ألا ترى أنها مجرد جولة شكلية بروتوكولية؟؟

هذه الجولة كانت جولة افتتاحية لجولة ثانية كان مبرمجا انجازها قبل موفى السنة الماضية وكنا سنقوم بجولة في اكتوبر أو نوفمبر وأخرى كانت مبرمجة في شهر نحو الكاميرون وغانا ونأمل أن تتم برمجة جولات افريقية في سبتمبر وأكتوبر لزيارة الكاميرون ونيجيريا.

-في سياق آخر وباعتباركم الرئيس المدير العام لشركة سيتروان تونس بسام الوكيل، ما رأيكم في الاجراء المتخذ من طرف الحكومة الذي يخص منظومة الـFCR؟

اجراء منع بيع السيارات المستوردة عبر منظومة الـFCR  قبل انقضاء سنة من مدة استيرادها قرار جريء يهدف للتصدي لاستغلال هذه المنظومة في الأسواق الموازية ونحيي وزارة التجارة ورئاسة الحكومة على هذا القرار.

-هل هناك وكلاء بيع سيارات استفادوا من نظام الـFCR  لاستيراد سيارات وبيعها؟

مؤكد، لكن لا بد وخلال هذه الفترة من مراقبة ترقيم السيارات بعد دخول القرار حيز التنفيذ، هذا الاجراء لن تتجلى فاعليته خلال الأشهر الأولى من مدة تفعيله باعتبار أن هناك اطرافا استوردت سيارات وخبأتها قبل اعلان الحكومة عن تفعيل الاجراء وفعالية الاجراء في سوق السيارات التونسية ستتضح  بداية من شهر أفريل وكانت هناك استفادة كبيرة في مجال استيراد السيارات  الفخمة من هذه المنظومة والدولة اليوم وبعد اعلان الاجراء الجديد ستستفيد من الضرائب التي يتم استخلاصها من استيراد هذه السيارات، وكل السيارات الفخمة التي يتم استيرادها عن طريق السوق السوداء ليست ذات مواصفات تونسية وانما ذات مواصفات أوروبية وكل من يستعملها في المناخ التونسي يتعرض لمشاكل.

-شركة سيتروان كانت تعتزم سنة 2012 افتتاح مصنع تابع لها بتونس، هل نية انشاء مصنع لصناعة السيارات بتونس مازالت قائمة؟

في هذه الفترة لا وجود لأي نية لافتتاح مصنع لصناعة سيارات سيتروان بتونس فالمؤسسة أنشأت  مصنعا تابعا لها في المملكة المغربية كما ستنشئ مصنعا آخر في الجزائر، تونس متخصصة في صناعة مكونات السيارات ولا بد أن نتطور وتصبح لدينا جاذبية في قطاع صناعة السيارات .

-باعتبارك رجل أعمال أصيل صفاقس ومحبا للنادي الرياضي الصفاقسي، هل تفكر في ترؤس النادي الصفاقسي؟

في الوقت الحالي لا أفكر في رئاسة النادي الصفاقسي والسيد المنصف خماخم أكد استعداده لمواصلة هذه المهمة.

وهل تفكر مستقبلا في رئاسة النادي الصفاقسي؟

لم لا، أفكر في ترؤس النادي الصفاقسي وهو فريقي واذا رأيت أن فريقي احتاج الي في وقت ما لأترأس الجمعية فسألبي هذا الواجب.

مجلس الأعمال التونسي الإفريقي ينظّم منتدى إقتصادي في داكار

انتظم يوم الاربعاء 2 ماي 2018 بالعاصمة السينغالية  » داكار  » أشغال المنتدى الاقتصادي التونسي السينغالي تحت عنوان :  » من أجل شراكة دائمة  » وبتنظيم من مجلس الاعمال التونسي الافريقي بالتعاون مع الغرفة التونسية السينغالية للتجارة .

ويهدف المنتدى الى تمتين العلاقات الاقتصادية بين تونس والسينغال في عديد القطاعات سواء العمومية أو الخاصة وإلى تعزيز التعاون والتبادل في مجال الخبرات بين الصناعيين والمستثمرين في البلدين .

TABC Organise Le Forum Économique Tuniso-Sénégalais Sur Le Thème « Vers Un Partenariat Durable », À Dakar

Les travaux du forum économique Tuniso-Sénégalais sur le thème ‘’vers un partenariat durable’’ ont démarré, mercredi 2 mai 2018, à Dakar (Sénégal) avec la participation d’environ 40 entreprises opérant dans divers secteurs d’activités (agroalimentaire, mécanique et électrique, santé, enseignement, l’infrastructure, formation professionnelle, technologies de communication….), et de hauts responsables du gouvernement sénégalaise, selon un communiqué du ministère de l’Industrie et des petites et moyennes entreprises (PME).

Cette manifestation organisée par le Conseil d’affaires tuniso-africain (TABC) en collaboration avec la Chambre tuniso-sénégalaise de Commerce et d’Industrie (CTSCI) vise à rapprocher les milieux économiques tunisiens et sénégalais dans les secteurs publics et privés et à renforcer la coopération et l’échange d’expertise entre les industriels et les investisseurs des deux pays.

21ème session du Forum international de Réalités: un nouveau cadre pour le partenariat Euro-Méditerranéen

La deuxième session de la 21ème édition du Forum international de Réalités, a été consacrée à un panel dédié à débattre des perspectives et des enjeux d’un partenariat tripartite, Tunisie, Europe et Afrique dans un nouveau cadre garant des intérêts communs.

Ont pris part à cette séance, Afif Chelbi, ancien ministre de l’Industrie, président du Conseil des Analyses Economiques, Bassem Loukil, président-directeur général du groupe Loukil, Hatem Attallah, ancien Ambassadeur et ancien directeur exécutif de la Fondation Anna Lindh, Ramzi Sandi, président-directeur général de SAIPH, Aziz M’barek, associé fondateur et directeur général du groupe Africinvest et Laurent Viguié, chargé d’affaires a.i ambassade de France en Tunisie .

Les opportunités qui s’offrent à la Tunisie en s’ouvrant et ou en investissant en Afrique étaient au centre de ce panel.

Afif Chelbi, premier à prendre la parole, a, dans ce contexte, indiqué qu’en 2017 la Tunisie a exporté pour 34 milliards de dinars de biens dont 0,6 milliards de dinars environ, soit 2% des exportations en Afrique Subsaharienne, selon certaines projections, la Tunisie devrait doubler ses exportations globales en 2025, soit une augmentation de l’ordre de 4% ce qui veut dire que les exportations globales passeraient de 34 milliards à 62 milliards de dinars dont la majorité resterait toujours dédiées à l’Europe, a-t-il précisé.

Bassem Loukil, président-directeur général du groupe Loukil, n’était pas tout à fait d’accord avec les prévisions de Afif Chelbi. Le président de TABC a précisé que l’Afrique représente un énorme potentiel, non pas uniquement en ce qui concerne l’exportation des produits mais aussi dans le secteur des services, et que le volume des exportations dépasserait celui de l’Europe.

Il a dans ce contexte, indiqué que la Tunisie pourrait développer dans ce sens un partenariat commun avec la France, « il est possible de passer par des pays partenaires tel que la France, pour pénétrer le marché Africain. En Pays ami du continent, la France reste une excellente porte d’entrée en Afrique« , a-t-il expliqué.
Dans une déclaration accordée à Réalités Online, Bassem Loukil a indiqué que la Tunisie s’est prise malheureusement en retard et a été devancée par le Maroc et la Turquie et ce, à cause de la politique de l’ancien président, Ben Ali, qui ne croyait pas en lepotentiel et l’importance du marché africain, a-t-il fait savoir.

Hatem Atallah, ancien Ambassadeur et ancien directeur exécutif de la Fondation Anna Lindh a, lors de son intervention, indiqué qu’aujourd’hui les dirigeants africains, favorisent les partenaires qui répondent mieux à leurs propres décisions et aux choix qu’ils ont fait. La Tunisie, dans ce contexte-là, est un pays extrêmement bien placé pour servir de « plaque tournante » et notamment pour répondre aux besoins des Africains.

« Elle peut servir de hub pour cette nouvelle coopération entrel’Europe et l’Afrique », a-t-il précisé. Ramzi Sandi, président-directeur général de SAIPH a, lui aussi, affirmé qu’investir en Afrique est une opportunité. Il a dans ce contexte donné l’exemple du secteur de la pharmacie, soulignant que la fabrication des médicaments en Afrique ne représente même pas 3%. « La couverture du marché en Afrique du Nord, elle tourne autour de 10%, » a-t-il déclaré précisant que la Tunisie pourrait y aller et s’implanter pour combler un besoin et ce, rapidement. D’ailleurs, Ramzi Sandi a investi sur un projet industriel de 20 millions d’euros pour créer une deuxième plateforme dans la région de l’Afrique Subsaharienne.

Aziz M’barek, associé fondateur et directeur général du groupe Africinvest a rejoint la réflexion de Ramzi Sandi et a affirmé avec conviction que la Tunisie peut absolument conquérir l’Afrique et que la filière pharmacie, est l’un des secteurs clés qui pourrait ouvrir les portes de l’Afrique à la Tunisie.

Laurent Viguié, chargé d’affaires à l’ambassade de France en Tunisie, a, quant à lui, indiqué que la francophonie représente un atout important capable d’aider la Tunisie et la France à conquérir le marché africain.

« La capacité à interagir avec les Africains est une chance qui permet aux deux parties de réussir » a-t-il déclaré. Ainsi, il a insisté sur le fait que la France et la Tunisie devraient travailler ensemble afin de renforcer encore plus ce lien.

Honoré et fier d’être parmi les 50 Africains les plus influents selon le classement de Jeune Afrique. Le plus important est que cette influence contribue encore à apporter une valeur ajoutée à notre pays

Depuis 2015 , Le PDG du groupe Loukil (automobile,agroalimentaire,immobilier,BTP,etc.) joue les lobbyistes au sein de Tunisia-Africa Business Counsil (TABC).Objectif : plaider auprés des autorités tunisiennes la cause d´un rapprochement avec les économies subsahariennes.

Loukil accompagne donc les patrons tunisiens dans leurs démarches,organise des missions de propection et conclut des partenariats,comme ce fut le cas avec Attijari Bank Tunisie.

Le savoir-faire de l´homme d´affaires dont le groupe compte, en 2018 ,réalisé 40% de son chiffre d´affaires en Afrique subsaharienne lui ouvre les portes des ministéres et des grandes entreprises publiques.

Et il n´est pas pour rien dans l´ouverture prochaine, par la Compagnie tunisienne de navigation,de nouvelles lignes maritimes commerciales vers les ports ouest-africains.

50 Africains les plus influents
50 Africains les plus influents
50 Africains les plus influents

Le groupe Loukil accélère son déploiement au sud du Sahara

Calendrier chargé pour les frères Bassem et Walid Loukil, respectivement directeur général et directeur général adjoint du groupe familial tunisien éponyme, l’un des plus importants groupes diversifié du pays, qui a fortement renforcé ces dernières années sa présence au sud du Sahara.

Début avril, ils participeront au forum sur le financement intra-africain organisé à Tunis en marge de la 32e Assemblée générale annuelle de la Banque islamique de développement, à laquelle sont également conviés une cinquantaine de ministres des Finances africains.

Et le 30 avril, ils sont attendus au Sénégal pour une mission économique du Tunisia-Africa Business Council (TABC), qui organise régulièrement des sessions marathons de rencontres entre entrepreneurs tunisiens et leurs homologues au sud du Sahara.

Le pari résolument africain fait par Loukil ces dernières années s’est accentué l’an dernier.

Ses dirigeants s’enorgueillissent d’avoir été de toutes les tables-rondes avec les investisseurs organisées à Paris l’an dernier (Guinée, Niger Tchad) et d’avoir participé au Forum International des Investissements au Mali. Une assiduité qui porte ses fruits.

Durant le Africa CEO Forum 2018, organisé les 26 et 27 mars 2018 à Abidjan, ils ont ainsi rencontré des représentants du gouvernement nigérien pour discuter du développement de projets dans l’agriculture, l’énergie et le stockage de carburant.

Des chantiers qui viennent s’ajouter aux multiples projets lancés l’an dernier par le groupe en Afrique subsaharienne francophone : l’outil industriel clé-en-main pour une exploitation agricole de 3000 hectares au Mali, ainsi que des contrats signés dans les télécoms et le transport au Cameroun, l’agro-industrie et le matériel de construction en Guinée et aussi le marché d’une valeur de 140 millions euros remporté en mai 2017 par sa filiale de concession automobile UADH à Djibouti.

L’ambition africaine se reflète également dans les projets menés en Tunisie.

Aussi, la production de l’usine d’assemblage (CKD) de pick-up , lancée en juin 2017 en partenariat avec le géant chinois FotFotonon, cible l’ensemble du continent.

Les premières unités sont attendues fin avril. Durant la première phase de production, environ 35 millions de dollars d’investissements sont attendus durant la première phase (2017-2019).

Selon l’ampleur de la demande, deux ou trois chaînes de production supplémentaires peuvent être ajoutées durant la deuxième phase (2019-2022), pour au moins 30 millions dollars d’investissements.

Forum sur le financement de investissement et le commerce en Afrique

La première édition du forum sur le financement de l´investissement et le commerce en Afrique “FITA 2018” ou “Financing Investment & Trade in Africa”, se tient à Gammarth, une banlieue de Tunis, les 6 et 7 février 2018.

Au cours de cette rencontre organisée par le Tunisia-Africa Business Council (TABC), sont présentés les offres et mécanismes de financement sur le continent africain. Pour ce faire, il regroupe plusieurs cadres et décideurs africains.

Leurs débats portent sur les meilleurs moyens d´enrichir les dispositifs et techniques de financement à même de soutenir le développement attendu du commerce et de l´investissement intra-africain.

Quelque 500 cadres et décideurs africains, plusieurs ministres d´investissement, de coopération internationale et de commerce africain, ainsi que les patrons des institutions financières panafricaines et internationales, des CEO et des experts, pour réfléchir ensemble sur les meilleurs moyens d´enrichir les dispositifs et techniques de financement à même de soutenir le développement attendu du commerce et de l´investissement intra-Africain.

Selon les organisateurs, l´Afrique peut créer une économie de 2000 milliards de dollars en simplifiant les règles du commerce et de l´investissement intérieur, ce qui prouve l´importance du commerce intra-africain

Pendant deux jours, plusieurs ministres d´investissement, de coopération internationale et de commerce africains ainsi que les patrons des institutions financières panafricaines et internationales et des experts, se penchent sur les meilleurs moyens d´enrichir les dispositifs et techniques de financement à même de soutenir le développement attendu du commerce et de l´investissement intra-Africain.

Source : berimediaplus

Signature De Convention De Partenariat Entre TABC et ITFC

Tunisia-Africa Business Council (TABC) et International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC) ont signé un accord de partenariat, en marge des travaux de la première édition de la conférence de Financing Investment & Trade in Africa, aujourd´hui, 6 février, en présence de Bassem Loukil, président de TABC et Hani Sunbol, CEO de IFTC.

Le partenariat envisage de remplir deux objectifs : promouvoir l´ITFC auprès des hommes d´affaires tunisiens et accorder la priorité aux entreprises tunisiennes voulant investir en Afrique, en utilisant les mécanismes de financement mis à leur disposition par ITFC.

Source : histoiredesfax

Macron veut redynamiser la francophonie en Tunisie

Le chef de l’État a inauguré une antenne de l’Alliance française à Tunis, la première depuis 60 ans. Un symbole censé signifier le retour de la francophonie dans le pays.

Au début de la deuxième journée de sa visite d’État, Emmanuel Macron a inauguré l’Alliance française de l’Ariana, un quartier résidentiel de Tunis. Cinq autres de ces institutions privées dédiées au rayonnement de la langue doivent ouvrir en 2018 dans le pays, notamment à Gabès (sud) et Kairouan (centre).

Je souhaite que la francophonie vive davantage en Tunisie, a déclaré le chef de l’État en s’exprimant devant le Parlement tunisien, fixant comme objectif de doubler le nombre d’apprenants en français en deux ans, soit d’ici le sommet de la francophonie que la Tunisie doit accueillir en 2020.

Cinq sites dédiés à la francophonie

Au début de la deuxième journée de sa visite d’État, Emmanuel Macron a inauguré l’Alliance française de l’Ariana, un quartier résidentiel de Tunis. Cinq autres de ces institutions privées dédiées au rayonnement de la langue doivent ouvrir en 2018 dans le pays, notamment à Gabès (sud) et Kairouan (centre).

Depuis 1948, il n’y avait plus d’Alliance française en Tunisie, a rappelé le président. La décision d’en rouvrir a été prise par des Tunisiens, qui ont monté et financé les projets, avec l’appui de l’ambassade et de l’Institut français.

Cela correspond à une forte demande de la population pour la culture française » mais aussi de parents de jeunes enfants qui veulent qu’ils deviennent vraiment bilingues », a expliqué la directrice de l’Alliance de l’Ariana, Meriem Abdelmalek.

Journée école morte

Même s’il y a eu une politique d’arabisation, les dirigeants tunisiens comme marocains se sont rendus compte que le bilinguisme arabe-français était une immense chance dans un monde globalisé », a estimé la romancière Leïla Slimani, présente à Tunis comme représentante personnelle d’Emmanuel Macron pour la francophonie. L’enjeu c’est de lutter contre la monoculture […]. Il y a un grand poète marocain qui dit qu’avoir une seule langue, c’est comme vivre dans une maison avec une seule fenêtre et regarder continuellement le même paysage.

La francophonie est en recul dans le sud de la Tunisie, en raison notamment de l’affaiblissement de l’enseignement de la langue, a pour sa part dit le ministre tunisien de l’Enseignement supérieur Slim Khalbous. Paris va participer à un programme pour améliorer la formation des professeurs de français.
M. Macron a annoncé lors de sa visite la création d’une Université franco-tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée (Uftam), qui devrait délivrer à Tunis des diplômes de niveau français d’ici deux ans.
À l’occasion de cette visite, les parents d’élèves et enseignants des 10 écoles françaises de Tunisie ont de leur côté décrété une journée école morte pour protester contre le désengagement de l’État français dans le plus grand vivier de la francophonie.

Plus de 90 % des 6 000 élèves étaient absents selon l’Association des parents d’élèves. M. Macron a assuré mercredi que l’enseignement dans les lycées français restait une priorité. Le gouvernement a décidé en fin d’année dernière une diminution de 33 millions d’euros du budget de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE), organisme public chapeautant près de 500 établissements dans le monde.

Source : Ouest France

Macron veut redynamiser la francophonie en Tunisie

Le président français a exprimé jeudi sa volonté de redynamiser l’enseignement du français en Tunisie, où il a inauguré une antenne de l’Alliance française, la première depuis 60 ans.

« Je souhaite que la francophonie vive davantage en Tunisie », a déclaré le chef de l’Etat en s’exprimant devant le Parlement tunisien. Avec comme objectif de « doubler le nombre d’apprenants en français en deux ans », d’ici au sommet de la francophonie que la Tunisie doit accueillir en 2020.

Au début de la deuxième journée de sa visite d’Etat, Emmanuel Macron a inauguré l’Alliance française de l’Ariana, un quartier résidentiel de Tunis. Cinq autres Alliances françaises, des institutions privées dédiées au rayonnement de la langue, doivent ouvrir cette année dans le reste du pays, notamment à Gabès (sud) et Kairouan (centre).

« Depuis 1948, il n’y avait plus d’Alliance française » en Tunisie, a rappelé le président. La décision d’en rouvrir a été prise par « des Tunisiens », qui ont monté et financé les projets, avec l’appui de l’ambassade et de l’Institut français.

Cela « correspond à une forte demande de la population pour la culture française » mais aussi « de parents de jeunes enfants qui veulent qu’ils deviennent vraiment bilingues », a expliqué la directrice de l’Alliance de l’Ariana, Meriem Abdelmalek.

« Même s’il y a eu une politique d’arabisation, les dirigeants tunisiens comme marocains se sont rendus compte que le bilinguisme arabe-français était une immense chance dans un monde globalisé », a estimé la romancière Leïla Slimani, présente à Tunis comme représentante personnelle d’Emmanuel Macron pour la francophonie.

« L’enjeu c’est de lutter contre la monoculture (…) Il y a un grand poète marocain qui dit qu’avoir une seule langue, c’est comme de vivre dans une maison avec une seule fenêtre et de regarder continuellement le même paysage »

La francophonie est « en recul dans le sud » de la Tunisie, en raison notamment de l’affaiblissement de l’enseignement de la langue, a précisé le ministre tunisien de l’Enseignement supérieur Slim Khalbous. La France va participer à un programme pour améliorer la formation des professeurs de français.

Source : Voaafrique

Source : Afrique.tv5monde

Macron veut redynamiser la francophonie en Tunisie

Le président français a exprimé jeudi sa volonté de redynamiser l’enseignement du français en Tunisie, où il a inauguré une antenne de l’Alliance française, la première depuis 60 ans.

« Je souhaite que la francophonie vive davantage en Tunisie », a déclaré le chef de l’Etat en s’exprimant devant le Parlement tunisien. Avec comme objectif de « doubler le nombre d’apprenants en français en deux ans », d’ici au sommet de la francophonie que la Tunisie doit accueillir en 2020.

Au début de la deuxième journée de sa visite d’Etat, Emmanuel Macron a inauguré l’Alliance française de l’Ariana, un quartier résidentiel de Tunis. Cinq autres Alliances françaises, des institutions privées dédiées au rayonnement de la langue, doivent ouvrir cette année dans le reste du pays, notamment à Gabès (sud) et Kairouan (centre).

« Depuis 1948, il n’y avait plus d’Alliance française » en Tunisie, a rappelé le président. La décision d’en rouvrir a été prise par « des Tunisiens », qui ont monté et financé les projets, avec l’appui de l’ambassade et de l’Institut français.

Cela « correspond à une forte demande de la population pour la culture française » mais aussi « de parents de jeunes enfants qui veulent qu’ils deviennent vraiment bilingues », a expliqué la directrice de l’Alliance de l’Ariana, Meriem Abdelmalek.

« Même s’il y a eu une politique d’arabisation, les dirigeants tunisiens comme marocains se sont rendus compte que le bilinguisme arabe-français était une immense chance dans un monde globalisé », a estimé la romancière Leïla Slimani, présente à Tunis comme représentante personnelle d’Emmanuel Macron pour la francophonie.

« L’enjeu c’est de lutter contre la monoculture (…) Il y a un grand poète marocain qui dit qu’avoir une seule langue, c’est comme de vivre dans une maison avec une seule fenêtre et de regarder continuellement le même paysage »

La francophonie est « en recul dans le sud » de la Tunisie, en raison notamment de l’affaiblissement de l’enseignement de la langue, a précisé le ministre tunisien de l’Enseignement supérieur Slim Khalbous. La France va participer à un programme pour améliorer la formation des professeurs de français.

Source : Voaafrique

Source : Voaafrique

بسام الوكيل : حوالي 200 مليار دولار في منتدى فيتا 2018 لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

كشف رئيس مجلس الاعمال التونسي الافريقي، بسام لوكيل، ان منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في افريقيا فيتا 2018 الذي سينظمه المجلس يومي 06 و07 فيفري 2018 سيوفر 200 مليار دينار لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار.

بسام الوكيل : حوالي 200 مليار دولار في منتدى فيتا 2018 لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

Source : Alhasri

فيتا 2018 : نحو توفير 200 مليار دينار لتمويل التجارة الخارجية

سيوفّر منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في إفريقيا ‘فيتا 2018’ الذي سينتظم يومي 6 و7 فيفري الجاري، 200 مليار دينار لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار.

ودعا رئيس مجلس الأعمال التونسي الإفريقي بسام الوكيل خلال مؤتمر صحفي بالعاصمة كل المستثمرين والمصدرين التونسيين لتقديم مشاريعهم وبرامجهم خلال المنتدى قصد إيجاد التمويلات اللازمة لتفعيل مشاريعهم.

Source : Mosaique FM

فيتا 2018”: منتدى لبحث آليات تمويل الاستثمار والتجارة في إفريقيا“

أكد رئيس مجلس الأعمال التونسي الإفريقي بسام لوكيل، أنّ مسألة التمويل من أبرز إشكاليات وعوائق تطوير الاستثمار التونسي في القارة الإفريقية.

“فيتا 2018”: منتدى لبحث آليات تمويل الاستثمار والتجارة في إفريقيا

Source : African Manager

حوالي 200 مليار دولار في منتدى فيتا 2018 لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

كشف رئيس مجلس الاعمال التونسي الافريقي، بسام لوكيل، ان منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في افريقيا « فيتا 2018 » الذي سينظمه المجلس يومي 06 و07 فيفري 2018 سيوفر 200 مليار دينار لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

منتدى فيتا 2018 لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

Source : BABNET

حوالي 200 مليار دولار في منتدى فيتا 2018 لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

كشف رئيس مجلس الاعمال التونسي الافريقي، بسام لوكيل، ان منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في افريقيا « فيتا 2018 » الذي سينظمه المجلس يومي 06 و07 فيفري 2018 سيوفر 200 مليار دينار لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار.

ودعا خلال ندوة صحفية عقدها المجلس، اليوم الجمعة 2 فيفري 2018، بمقر وكالة النهوض بالاستثمار الخارجي، كل المستثمرين والمصدرين التونسيين لتقديم مشاريعهم وبرامجهم خلال المنتدى قصد ايجاد التمويلات اللازمة لتفعيل مشاريعهم.

 منتدى فيتا 2018 لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

Tuniscope

منتدى “فيتا 2018” يوفر 200 مليار دينار لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

كشف رئيس مجلس الاعمال التونسي الافريقي، بسام لوكيل، ان منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في افريقيا “فيتا 2018” الذي سينظمه المجلس يومي 06 و07 فيفري 2018 سيوفر 200 مليار دينار لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار.

منتدى “فيتا 2018” يوفر 200 مليار دينار لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

Avant Premiere

Taoufik Wannes et Bassem Loukil invités de Midi Show

Midi Show reçoit ce jeudi 1er février l’avocat et le diplomate Tunisien Taoufik Wannes pour parler de la visite du président Français Emmanuel Macron en Tunisie et les principaux accords entre les deux pays.

Boubaker recevra également Bassem Loukil, président du comité d’affaires Tuniso-Africain pour revenir sur le Forum d’investissement et du commerce en Afrique « Financing Investment et Trade in Africa », qui aura lieu les 6 et 7 février.

حوالي 200 مليار دولار في منتدى فيتا 2018 لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

كشف رئيس مجلس الاعمال التونسي الافريقي، بسام لوكيل، ان منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في افريقيا « فيتا 2018 » الذي سينظمه المجلس يومي 06 و07 فيفري 2018 سيوفر 200 مليار دينار لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار.

حوالي 200 مليار دولار في منتدى فيتا 2018 لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

Source : NESSMA

Loukil: Les montants des accords Tunisio-Français ne sont pas énormes (Vidéos)

Midi Show a reçu ce jeudi 1er février Bassem Loukil, le président de Tunisia-Africa Business Council (TABC) pour parler du Forum d’Investissement et du Commerce « Financing Investment & trade In Africa », qui se déroulera les 6 et 7 février.

Bassem Loukil a estimé que les montants des accords signés entre la Tunisie et la France, hier et aujourd’hui à l’occasion de la visite d’Etat du président Emmanuel Macron, ne sont pas énormes et bénéficient spécialement aux startups.

L’homme d’affaires a également noté que la France a exprimé son intention de soutenir la Tunisie financièrement afin de relever l’économie mais qu’en contre partie, le pays doit tenir ses engagements.

« La France attend des investissements des Tunisiens afin que d’autres étrangers suivent, a-t-il noté.
Il a également ajouté que les entreprises Françaises visent de nouveaux marchés afin de réaliser plus de croissance, en particulier la Libye.

Pour Bassem Loukil, la France veut faire son retour en Tunisie pour que le pays soit une ouverture vers le continent Africain.

D’autre part, Bassem Loukil a assuré que le plus grand frein des Européens pour investir en Tunisie est le changement des lois, notamment celles des finances et du change.

Concernant le Forum de l’investissement et du commerce en Afrique, Loukil a souligné que la Tunisie peut répondre aux marchés africains, de part les compétences et la bonne réputation relative aux services et aux produits.

En revanche, il a indiqué que les lignes maritimes sont un obstacle pour ces marchés, en plus d’un problème majeur dans le financement des exportateurs tunisiens des marchés africains.

Pour Bassem Loukil, cet obstacle nécessite l’organisation d’un Forum similaire afin de discuter des solutions et des alternatives.

تونس تحتضن منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في إفريقيا

ينظم مجلس رجال الأعمال الافريقي بالتعاون مع وزارة التنمية والاستثمار والتعاون الدولي ووزارة التجارة ووزارة الشؤون الخارجية « منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في إفريقيا » وذلك يومي 5 و6 فيفري الجاري بهدف إيجاد حلول ووضع استراتيجية كاملة لتمويل المشاريع التونسية والتجارة بالقارة الإفريقية.

تونس تحتضن منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في إفريقيا

Source : Radio Express FM

حوالي 200 مليار دولار في منتدى فيتا 2018 لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

كشف رئيس مجلس الاعمال التونسي الافريقي، بسام لوكيل، ان منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في افريقيا “فيتا 2018” الذي سينظمه المجلس يومي 06 و07 فيفري 2018 سيوفر 200 مليار دينار لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار.

منتدى فيتا 2018 لتمويل التجارة الخارجية والاستثمار

Source : WEB Manager Center

تونس تحتضن منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في إفريقيا

ينظم مجلس رجال الأعمال الإفريقي منتدى تمويل الإستثمار و التجارة في إفريقيا يومي 06 و 07 فيفري 2018

منتدى تمويل الاستثمار والتجارة في إفريقيا

Source : M Tunisia TV

بسام الوكيل : رجال الأعمال يجدون مشكلة في تمويل عقودهم مع دول افريقية

قال رجل الأعمال ورئيس مجلس أعمال تونس افريقيا بسام الوكيل، خلال حضوره في برنامج « هنا تونس » بـ »ديوان اف ام »، إن شركات تونسية تجد صعوبة في تمويل مشاريع في عديد الدول الافريقية رغم أنها وقعت معها عقودا.

Bassem Loukil

Source : Diwan FM

Forum économique Tunisie-Bénin: 60 investisseurs tunisiens en prospection à Cotonou

La capitale économique du Bénin, Cotonou abrite depuis hier, un forum économique entre la Tunisie et le Bénin. Organisée par Tunisia-Africa Business Council (TABC) pour durer du 13 au 15 décembre 2017, cette mission de prospection multisectorielle qui a le soutien du ministère du transport tunisien et l’agence Tunisair, a été entamée par un vol inaugural Tunis-Cotonou.

Reçue par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), la délégation est composée de 60 hommes d’affaires, représentant des entreprises leaders en Tunisie. Forum pour l’investissement et le commerce, il a été lancé par une cérémonie officielle à l’hôtel Golden Tulipe, Le Diplomate de Cotonou.

Une série d’allocutions a permis aux opérateurs économiques béninois et chefs d’entreprises de mieux appréhender la vision de la Tunisie. Pour le Président de l’organisation TABC, Bassem Loukil, le but de l’organisation est de mettre l’Afrique au cœur des préoccupations du gouvernement tunisien ainsi que des opérateurs économiques et mener un travail de rapprochement et d’africanisation du continent.

Mais d’abord, c’est le premier vice-président de la chambre consulaire du Bénin, Soulé Mama Yacoubou qui a dit les assurances du Bénin en ce qui concerne l’environnement d’affaires au Bénin. A l’en croire, « Le Bénin dispose d’un environnement assaini et propice pour les affaires. Conscient donc de ce que le développement d’une Nation passe par les biens et services, de productions de compétences appropriées que partage la Tunisie, il a au nom du Président Jean-Baptiste Satchivi et de l’institution, invité la mission, à mettre ses qualités attractives et économiques au servie du Bénin. Une disponibilité que la Tunisie n’a d’ailleurs pas marchandée pour le renforcement de la coopération Sud-Sud.

Pour le Secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la diplomatie économique, Hatem Chahreddine Ferjeni, de la Tunisie, il s’agit d’un forum qui s’inscrit dans la dynamique d’améliorer les relations entre les deux pays avec le renforcement des investissements. « Le développement durable exige que la créativité du secteur privé se concentre sur la culture de l’économie, de l’agriculture, du transport, de la communication et autres ».

Le Visa d’entrée en Tunisie supprimé, la ligne Cotonou-Tunis renforcée

Au nom de la Tunisie, le Secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la diplomatie économique, Hatem Chahreddine Ferjeni, a saisi l’occasion pour annoncer aux autorités béninoises, opérateurs économiques et chefs d’entreprises, la suppression du visa d’entrée en Tunisie. Ceci à partir de ce 15 Décembre 2017. Pour la Tunisie, le forum de Cotonou doit aboutir à mettre le Bénin et la Tunisie dans un partenariat stratégique.

Pour sa part, le ministre tunisien du transport, Radhouane Ayara, est revenu sur la nouvelle ligne directe de la compagnie aérienne “Tunisair” reliant Tunis à Cotonou.

A l’en croire, le transporteur national a planifié deux vols par semaine entre Tunis et Cotonou, lesquels se dérouleront tous les mercredis et samedi, a-t-il précisé, ajoutant que cette nouvelle ligne aérienne s’inscrit dans le cadre de la politique commerciale de TUNISAIR visant à s’ouvrir davantage sur le marché africain. Au nom du ministère du commerce du Bénin, Jean-Marie Dandoga a rassuré de ce que le ministère travaillera à ce que le partenariat soit dynamique.

Transport aérien au Bénin: La ligne Tunis-Cotonou ouverte

La compagnie aérienne Tunis Air vient de s’installer au Bénin. Le vol inaugural s’est effectué, ce mercredi 13 décembre 2017, sur Cotonou suivi d’une conférence de presse où les responsables de la compagnie et les ministres des Transports béninois et tunisien ont apprécié l’ouverture de la ligne Tunis-Cotonou et signé un accord ralatif au transport aérien.

L’univers aérien béninois accueille une nouvelle compagnie. Tunis Air a opéré son vol inaugural à Cotonou, ce mercredi 13 décembre. Occasion pour les ministres des Transports tunisien et béninois de signer un accord en matière de transport aérien au nom des deux gouvernements.

L’objectif sur le plan fréquence des vols, selon Ali Miaoui, directeur général adjoint commercial de la compagnie Tunis Air, c’est d’arriver progressivement à un quotidien sur chaque destination en Afrique. Mais pour l’heure, deux vols seront assurés entre le Bénin et la Tunisie par semaine comme la compagnie en a l’habitude dans les nouveaux pays d’installation. En matière de coût, il assure que Tunis Air se positionne toujours sur les nouveaux marchés comme une référence sur le plan tarifaire. « Sur neuf mois au cours d’une année, vous aurez des tarifs préférentiels », informe Ali Miaoui.

La compagnie Tunis Air créée en 1948 dispose de huit filiales et appartient à l’Etat tunisien. Sa flotte diversifiée est forte de 32 appareils dont plus d’une dizaine d’Airbus et près d’une dizaine de Boeing. Cette flotte, annonce Ali Miaoui, sera renforcée avec de nouveaux appareils. Depuis sa création à ce jour, la compagnie a eu à transporter 117 millions de passagers.

Le président-directeur général de la compagnie, Ilyses Mnakbi, indique que Cotonou est la huitième desserte en Afrique au Sud du Sahara. La compagnie est au Bénin pour satisfaire aussi bien les étudiants, les hommes d’affaires que pour répondre aux besoins des touristes. Tunis Air ne compte pas s’arrêter au Bénin. Dès 2018, d’autres lignes sont annoncées par Ilyes Mnakbi, toujours en Afrique. Le réseau de Tunis Air compte cinquante-sept destinations dont quarante-huit en service régulier.

Pour sa part, Cyr Koty, ministre des Infrastructures et des Transports du Bénin, accueille avec joie la présence de Tunis Air dans le pays. Ce pont aérien entre les deux pays constitue un vecteur du tourisme, l’une des priorités du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021). Il vante les atouts du Bénin. Selon lui, de par sa position géographique, le Bénin dispose de nombreux atouts qui favorisent un accès à un marché régional ouest-africain de plus de 300 millions de consommateurs en plus de la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé.

Il réaffirme l’engagement du gouvernement à accompagner toute initiative visant à assurer le développement du transport aérien.

Toutes choses qui réjouissent son homologue de la Tunisie, Radhouane Ayara pour qui l’installation de Tunis Air est un nouveau souffle pour la coopération entre les deux Etats. Cette initiative répond au vœu des Béninois résidant en Tunisie et des Tunisiens résidant au Bénin. Pour lui, la signature de l’accord bilatéral relatif au service du transport aérien est un pivot du développement et le fer de lance de l’économie.

La bonne nouvelle aura été la suppression du visa pour les ressortissants du Bénin pour la Tunisie à compter de ce vendredi 15 décembre 2017.

Forum Bénin-Tunisie : Les liens économiques entre les deux pays se solidifient…

Tunisia African Business Council (Tabc) organise du 13 au 15 décembre 2017, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) et du ministère tunisien des transports, le Forum économique Bénin-Tunisie à GodenTulip hôtel à Cotonou. Ceci, à la suite du vol inaugural Tunis-Cotonou de la compagnie Tunis air. Cet évènement de grande portée économique devra permettre le renforcement des échanges commerciaux et de la coopération entre les deux pays…

La présente mission de prospection multisectorielle de la partie tunisienne au Bénin devra permettre d’impulser une nouvelle dynamique dans les relations bilatérales entre les deux pays.

En témoigne d’ailleurs, l’effectivité du vol inaugural Tunis-Cotonou. Ainsi, il est prévu dans le cadre dudit Forum qui se tient à Cotonou, des rencontres de haut niveau entre les autorités béninoises et tunisiennes, des rencontres Be to Be, des visites d’entreprises, des partenariats d’affaires. A en croire le premier vice-président de l’Institution consulaire du Bénin, Soulé Yacoubou, la présente assise témoigne de l’existence d’excellentes relations économiques entre les deux pays et il s’impose de créer une nouvelle dynamique de courants d’échanges commerciaux.

Tout en réitérant l’engagement de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin à œuvrer pour le renforcement de la coopération entre les communautés d’affaires, il a rassuré la délégation tunisienne des opportunités d’investissement qui s’offre à elle au Bénin.

« Le Bénin est un pays économiquement stable avec une croissance économique soutenue, une inflation maitrisée, un environnement des affaires assaini et propice aux investissements étrangers », a-t-il rassuré. Il a, par ailleurs, soutenu que le développement national passe par la production de biens et service : ce qui implique des partenariats internationaux pour renforcer les liens économiques. Quant au Consul honoraire de la Tunisie au Bénin, il s’est réjoui de la tenue du Forum et se dit convaincu que cela sera fructueux et stimulera davantage l’essor économique des deux pays. Pour le président de Tunisia African Business Council (Tabc), Boussem Loukil, il s’agit d’un grand évènement qui rapproche réellement deux pays dans l’optique de gagner la bataille du sous-développement. Il faut, selon lui, se donner les moyens de renforcer ce rapprochement à travers le transfert des compétences, la libre circulation des biens et services, la promotion des échanges commerciaux. « Le continent africain recèle potentiellement, à l’échelle planétaire, des gisements les plus importants de développement et de progrès pour les 50 prochaines années », a-t-il déclaré pour appeler les africains à se donner les moyens d’exploitation des ressources du continent. « Aucun de nous, en se battant seul, ne parviendra au succès. Réussissons ensemble » a-t-il lancé. Le ministre tunisien des affaires étrangères invite les deux pays à un partenariat exemplaire de coopération sud-sud. Son collègue des transports, Radhouane Ayara a présenté les grands projets lancés par le gouvernement tunisien ainsi que les opportunités d’affaires que pourraient saisir les opérateurs économiques béninois. Si pour le représentant du ministre béninois du commerce, Nicolas Dandoga, le vol inaugural Tunis-Cotonou est un acte fort du renforcement de la coopération, le Forum reste capital pour solidifier davantage les relations économiques. Soulignons que les travaux du Forum prennent fin ce jour, vendredi 15 décembre 2017.

Forum économique Tunisie-Bénin: 60 investisseurs tunisiens en prospection à Cotonou

La capitale économique du Bénin, Cotonou abrite depuis hier, un forum économique entre la Tunisie et le Bénin. Organisée par Tunisia-Africa Business Council (TABC) pour durer du 13 au 15 décembre 2017, cette mission de prospection multisectorielle qui a le soutien du ministère du transport tunisien et l’agence Tunisair, a été entamée par un vol inaugural Tunis-Cotonou.

Reçue par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), la délégation est composée de 60 hommes d’affaires, représentant des entreprises leaders en Tunisie. Forum pour l’investissement et le commerce, il a été lancé par une cérémonie officielle à l’hôtel Golden Tulipe, Le Diplomate de Cotonou.

Une série d’allocutions a permis aux opérateurs économiques béninois et chefs d’entreprises de mieux appréhender la vision de la Tunisie. Pour le Président de l’organisation TABC, Bassem Loukil, le but de l’organisation est de mettre l’Afrique au cœur des préoccupations du gouvernement tunisien ainsi que des opérateurs économiques et mener un travail de rapprochement et d’africanisation du continent. Mais d’abord, c’est le premier vice-président de la chambre consulaire du Bénin, Soulé Mama Yacoubou qui a dit les assurances du Bénin en ce qui concerne l’environnement d’affaires au Bénin. A l’en croire, « Le Bénin dispose d’un environnement assaini et propice pour les affaires. Conscient donc de ce que le développement d’une Nation passe par les biens et services, de productions de compétences appropriées que partage la Tunisie, il a au nom du Président Jean-Baptiste Satchivi et de l’institution, invité la mission, à mettre ses qualités attractives et économiques au servie du Bénin.

Une disponibilité que la Tunisie n’a d’ailleurs pas marchandée pour le renforcement de la coopération Sud-Sud. Pour le Secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la diplomatie économique, Hatem Chahreddine Ferjeni, de la Tunisie, il s’agit d’un forum qui s’inscrit dans la dynamique d’améliorer les relations entre les deux pays avec le renforcement des investissements. « Le développement durable exige que la créativité du secteur privé se concentre sur la culture de l’économie, de l’agriculture, du transport, de la communication et autres ».

Le Visa d’entrée en Tunisie supprimé, la ligne Cotonou-Tunis renforcée.

Au nom de la Tunisie, le Secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la diplomatie économique, Hatem Chahreddine Ferjeni, a saisi l’occasion pour annoncer aux autorités béninoises, opérateurs économiques et chefs d’entreprises, la suppression du visa d’entrée en Tunisie. Ceci à partir de ce 15 Décembre 2017.

Pour la Tunisie, le forum de Cotonou doit aboutir à mettre le Bénin et la Tunisie dans un partenariat stratégique. Pour sa part, le ministre tunisien du transport, Radhouane Ayara, est revenu sur la nouvelle ligne directe de la compagnie aérienne “Tunisair” reliant Tunis à Cotonou.

A l’en croire, le transporteur national a planifié deux vols par semaine entre Tunis et Cotonou, lesquels se dérouleront tous les mercredis et samedi, a-t-il précisé, ajoutant que cette nouvelle ligne aérienne s’inscrit dans le cadre de la politique commerciale de TUNISAIR visant à s’ouvrir davantage sur le marché africain. Au nom du ministère du commerce du Bénin, Jean-Marie Dandoga a rassuré de ce que le ministère travaillera à ce que le partenariat soit dynamique.

Signature d’accord bilatéral en matière de transport aérien : TUNISAIR atterrit au Bénin

Les avions de la compagnie aérienne TUNISAIR peuvent désormais atterrir sur le tarmac de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin. C’est en substance ce qu’il faut retenir de la signature d’un accord relatif au transport aérien entre la Tunisie et le Bénin.

A ce sujet, le vol inaugural de cette compagnie aérienne a été effectué pour marquer le démarrage effectif des activités de ladite compagnie sur la ligne Tunis-Cotonou-Tunis. Pour le ministre des Infrastructures et des transports, Cyr Koty, cette cérémonie reste historique en matière de coopération entre les deux pays, parce qu’elle marque l’ouverture de l’exploitation d’une ligne aérienne directe entre le Bénin et la Tunisie.

« Je voudrais saisir cette occasion pour exprimer la profonde satisfaction et la gratitude du peuple béninois à votre endroit pour avoir choisi d’être les témoins des évènements aéronautiques majeurs de cette fin d’année 2017 pour nos deux pays », a-t-il dit.

La desserte du Bénin par la compagnie aérienne TUNISAIR contribuera à rehausser l’image du Bénin et à accroitre l’offre de transport aérien existante pour un marché dynamique dont le potentiel de développement est non négligeable.

Cette nouvelle desserte participe, selon le ministre tunisien des transports Radhouane Ayara, de la perspective du développement du secteur aérien. A cet égard, l’objectif à court terme est de faire de l’aviation civile l’un des principaux leviers du développement socio-économique du pays. La construction prochaine de l’aéroport international de Glo-Djigbé au Bénin, conformément aux normes et standards internationaux s’inscrit dans cette vision.

A en croire le Président directeur général Ilyes Mnakbi, Cotonou est la 8ème desserte de la compagnie aérienne TUNISAIR dans la région subsaharienne, même si sa présence sur le continent a été quelque peu tardive.

Selon le directeur commercial, cette compagnie créée en 1948 est en pleine restructuration. D’un capital social de 42 millions d’Euros, TUNISAIR dispose à ce jour de 8 filiales, de 28 appareils de dernière génération et emploie environ 7700 employés.

Aussi, a-t-il souligné, il y aura pour les débuts 2 vols par semaine.

Tunisie : Suppression du visa pour les Béninois

La Tunisie a annoncé la suppression du visa pour les Béninois, quel que soit l’objet de la visite en Tunisie. C’est ce qu’a annoncé mercredi 13 décembre 2017 à Cotonou le directeur général de l’Afrique au ministère tunisien des Affaires étrangères, Karim Benbecher.

Ce dernier a aussi indiqué que la Tunisie a déjà supprimé le visa pour 17 pays africains contre seulement 11 pays africains qui ont supprimé le visa pour la Tunisie. Il reste pourtant la suppression du visa sur le Cameroun, une desserte importante pour la Tunisie.

Karim Benbecher assistait à la cérémonie de lancement de la nouvelle desserte de Tunisair, deux fois par semaine sur la capitale béninoise, en présence du PDG de la compagnie, le ministre du Transport, le secrétaire d’État à la duplication économique et le président de la TABC.

Transport aérien au Bénin: La ligne Tunis-Cotonou ouverte

La compagnie aérienne Tunis Air vient de s’installer au Bénin. Le vol inaugural s’est effectué, ce mercredi 13 décembre 2017, sur Cotonou suivi d’une conférence de presse où les responsables de la compagnie et les ministres des Transports béninois et tunisien ont apprécié l’ouverture de la ligne Tunis-Cotonou et signé un accord ralatif au transport aérien.

L’univers aérien béninois accueille une nouvelle compagnie. Tunis Air a opéré son vol inaugural à Cotonou, ce mercredi 13 décembre. Occasion pour les ministres des Transports tunisien et béninois de signer un accord en matière de transport aérien au nom des deux gouvernements.

L’objectif sur le plan fréquence des vols, selon Ali Miaoui, directeur général adjoint commercial de la compagnie Tunis Air, c’est d’arriver progressivement à un quotidien sur chaque destination en Afrique. Mais pour l’heure, deux vols seront assurés entre le Bénin et la Tunisie par semaine comme la compagnie en a l’habitude dans les nouveaux pays d’installation. En matière de coût, il assure que Tunis Air se positionne toujours sur les nouveaux marchés comme une référence sur le plan tarifaire. « Sur neuf mois au cours d’une année, vous aurez des tarifs préférentiels », informe Ali Miaoui.

La compagnie Tunis Air créée en 1948 dispose de huit filiales et appartient à l’Etat tunisien. Sa flotte diversifiée est forte de 32 appareils dont plus d’une dizaine d’Airbus et près d’une dizaine de Boeing. Cette flotte, annonce Ali Miaoui, sera renforcée avec de nouveaux appareils. Depuis sa création à ce jour, la compagnie a eu à transporter 117 millions de passagers.

Le président-directeur général de la compagnie, Ilyses Mnakbi, indique que Cotonou est la huitième desserte en Afrique au Sud du Sahara. La compagnie est au Bénin pour satisfaire aussi bien les étudiants, les hommes d’affaires que pour répondre aux besoins des touristes. Tunis Air ne compte pas s’arrêter au Bénin. Dès 2018, d’autres lignes sont annoncées par Ilyes Mnakbi, toujours en Afrique. Le réseau de Tunis Air compte cinquante-sept destinations dont quarante-huit en service régulier.

Ce pont aérien entre les deux pays constitue un vecteur du tourisme, l’une des priorités du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021). Il vante les atouts du Bénin. Selon lui, de par sa position géographique, le Bénin dispose de nombreux atouts qui favorisent un accès à un marché régional ouest-africain de plus de 300 millions de consommateurs en plus de la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé. Il réaffirme l’engagement du gouvernement à accompagner toute initiative visant à assurer le développement du transport aérien.

Toutes choses qui réjouissent son homologue de la Tunisie, Radhouane Ayara pour qui l’installation de Tunis Air est un nouveau souffle pour la coopération entre les deux Etats. Cette initiative répond au vœu des Béninois résidant en Tunisie et des Tunisiens résidant au Bénin. Pour lui, la signature de l’accord bilatéral relatif au service du transport aérien est un pivot du développement et le fer de lance de l’économie.

La bonne nouvelle aura été la suppression du visa pour les ressortissants du Bénin pour la Tunisie à compter de ce vendredi 15 décembre 2017.

Un 1er défilé « Fashion Africa » organisé à Tunis par Tunisia Africa Business Council (TABC) sous la direction de Aïda Mhadhbi

La-Femme (Fashion Africa) – Afin de mettre en valeur l’identité africaine de la Tunisie et cultiver davantage son rapprochement avec le continent africain à travers ses nombreux échanges et partenariats, TABC (Tunisia Africa Business Council) vient de franchir une toute nouvelle étape, voire l’organisation, ce samedi 2 décembre 2017 au Sheraton, son premier défilé de mode africain en Tunisie.

Cette initiative de TABC, dénommée “Fashion Africa”, vise à rapprocher et à faciliter l’intégration sociale et culturelle des Subsahariens en Tunisie. Elle a également pour objectif de présenter l’Afrique dans toute sa diversité ethnique et culturelle, à travers le langage de l’habillement.

La-femme publie ci-après une déclaration (en vidéo) de Aïda Mhedhbi de l’agence « Aïda & Adel Design hub » qui a imaginé, conçu dans un laps de temps assez court et dirigé de mains de maître ce défilé « Africa-Fashion » de la TABC :

Dans ce cadre, sept startups, fondées par deux Subsahariens et cinq Tunisiens, spécialisées dans la création, le design et la couture d’habillement subsaharien en Tunisie, ont assuré ce défilé qui s’annonce d’ores et déjà haut en couleur. Il s’agit de :

Nesrine : Une immersion dans la culture burkinabè a suffi à Nesrine pour s’envoler dans le monde du wax et de lancer sa marque très visible à Tunis depuis quelques mois. Une marque imbue par les ressources du pagne wax dans sa diversité et sa richesse. Pour ce soir, Nesrine défile pour la première fois avec une collection qui mélange imprimés et couleurs de manière élégante et innovante pour des silhouettes féminines et gracieuses.

Tri-Afrite : Il s’agit d’un tout nouveau label, issu d’une rencontre de trois étudiantes tunisiennes autour de l’amour pour la culture africaine. Siwar Cherni, Rania Ben Romdhane et Raoua Khayat présentent une collection qui exalte le corps féminin en s’appuyant sur des motifs afro-ethniques et en allant chercher très loin dans l’âme africaine pure, en son rapport à la terre pour l’exprimer par des volumes, des couleurs et des matières.

Liffers Clothing : Ils ne sont pas stylistes, ils n’ont pas de parents tailleurs, ils n’ont jamais reçu de cours de combinaison de couleurs mais ils savent dessiner et matérialiser leurs rêves. Il s’agit pour eux de “célébrer tout simplement la vie”. Ils tiennent à travers ce nom à montrer que la vie est un cadeau de Dieu qui vaut la peine d’être vécue.

Alors, qui dans ce monde n’aimerait pas porter la vie ? Leur rêve, c’est voir désormais le tissu africain autrefois oublié (voire minimisé) sous les lumières des projecteurs, sur les plus grandes scènes du monde et dans les endroits les plus insolites. Bref à travers Liffers Clothing, c’est l’Occident et l’Afrique qui se croisent en Tunisie pour donner naissance à un bébé.

Afrostyle Couture : Cet atelier a été fraîchement créé en plein centre-ville de Tunis, grâce à la rencontre de deux étudiants passionnés de mode, Ludo et Momo. Le créateur Moussa Bamba, de la Côte d’Ivoire, présente des silhouettes contemporaines racées et ancrées dans sa culture, aussi bien par les matières utilisées que par les imprimés discrets, avec un hommage à la Tunisie, son pays d’accueil.

Salah Barka : Avec sa griffe OSHY, Salah Barka est une fierté nationale qui nous livre, avec beaucoup d’amour, une nouvelle série de ses silhouettes hybrides qui mixent culture tunisienne et ethnique avec beaucoup d’élégance. Hommes et femmes se retrouvent scellés dans une identité absolument africaine, avec la “waxalisation” de pièces porteuses d’une histoire, d’un vécu…

La créatrice a toujours le souci du détail et met un point d’honneur au confort du chaussant. Ce que Rahma Nejah cherche à prouver, c’est qu’on peut faire de notre apparence un reflet subtil de nous-même, d’où son choix de pièces uniques et de création semi-mesure.

Zaier Emna : Après avoir eu son diplôme de master en Designer Produit à l’Institut Supérieur des Beaux-arts de Tunis, Zaier Emna a lancé, depuis avril 2017, sa marque de maroquinerie « ZE ». La créatrice crée et fabrique un produit contemporain en cuir véritable: Sacs, pochettes et accessoires de qualité. Minutieusement confectionné, chaque produit est une œuvre accomplie en son genre. Concept hors norme, originalité évidente, qualité des produits utilisés et finition impeccable…Voilà la fusion qui définit un Produit ZE, unique et moderne.

En véritable ambassadeur de la mode africaine à Tunis, TABC compte faire de cet événement un rendez-vous haut en couleur qui s’inscrira dans la durée et permettra autant que faire se peut de présenter le continent africain dans toute sa splendeur et dans toute sa beauté.

Source : La Femme

Fashion Africa 2017

Afin de se rapprocher encore du continent africain, TABC (Tunisia Africa Business Council) a organisé le premier défilé de mode africain en Tunisie. Le « Fashion Africa« , un show haut en couleur a été assuré par 7 startups, fondées par 2 Subsahariens et 5 Tunisiens, spécialisées dans la création, le design et la couture d’habillement subsaharien en Tunisie : Nesrine, Tri-Afrite, Liffers Clothing, Afrostyle Couture, Salah Barka, Rahma Nejah et Zaier Emna.

Déjà à l’origine de nombreux échanges et partenariats, cette nouvelle initiative du TABC vise à rapprocher et à faciliter l’intégration sociale et culturelle des Subsahariens en Tunisie. Elle a également pour objectif de présenter l’Afrique dans toute sa diversité ethnique et culturelle, à travers le langage de l’habillement.

Et pour en savoir plus sur les créateurs…

L’énorme travail qui a valu à UADH la 1e certification MSI 20 000 du secteur auto

Lors d’une cérémonie organisée récemment au showroom Citroën, Bassem Loukil, PDG d’UADH, a annoncé l’obtention par la holding de la certification MSI 20 000, accordée par SGS, leader mondial des activités de certification. C’était en présence des représentants de l’organisation MSI, venus spécialement de Londres. «Malgré les difficultés de la conjoncture, UADH a été considérée comme une société saine et transparente, grâce à la qualité de sa gouvernance et de son management financier. Et c’est pour nous c’est une réussite et une fierté», a affirmé Loukil.

A travers la certification MSI 20000, la société UADH ouvre la voie aux filiales du groupe, mais également au secteur de l’automobile en Tunisie, puisque la Holding devient la première entité certifiée du secteur. MSI 20000 est la norme internationale dédiée à la qualité financière des entreprises. Son cahier des charges donne les exigences relatives aux axes de solidité et de performance financière, selon une approche sectorielle. Par cette certification, le groupe Loukil marque sa volonté d’entrer dans un processus d’amélioration et de valorisation continu de sa gouvernance financière.

Une certification qui se présente, en externe, comme un repère mis à la disposition du marché et, en interne, comme un outil de pilotage orienté vers les bonnes pratiques financières.

Cette mission pilotée par les équipes de Maghreb Corporate et encadrée par SGS, aura duré près de 6 mois et permis de mesurer de manière mathématique et scientifique la qualité financière de la société UADH. Un travail dont les conclusions furent rendues via des rapports d’évaluation, présentés à la direction générale et financière de la holding, et révélant notamment une gestion efficiente des liquidités, marquée par une bonne maitrise de la rentabilité opérationnelle. La conformité au standard MSI 20000 est matérialisée officiellement par les certificats de conformité émis par SGS et remis à la société UADH auditée.

Fort de son expertise technique et commerciale reconnue à l’échelle nationale, sur le marché de l’automobile, le groupe Loukil a parallèlement fait le choix de mettre à l’épreuve l’activité financière des entités sous contrôle de la holding, en vue de valoriser la qualité de sa gestion et de son management financier, par l’intégration des systèmes de certification financière dans son schéma de développement.

Une nouvelle étape dans la politique du groupe, venant consolider une quête de perfectionnement et de transparence, initiée avec l’introduction en Bourse du titre UADH, en juin 2015. Une certification qui vient conforter les actionnaires de UADH dans la stratégie du groupe.

Bassem Loukil : Français et Tunisiens doivent mettre la main dans la main pour conquérir le marché africain

“Les Français et les Tunisiens ont, plus que jamais, intérêt à mettre la main dans la main pour conquérir ensemble le marché africain”, estime le président du Conseil d’affaires tuniso-africain (TABC), Bassem Loukil.

Contacté lors des Rencontres Africa 2017, où il participait à une conférence plénière sur la “Transformation de l’agriculture et développement rural : les clés d’une croissance pérenne”, il a souligné que “sur les 10 dernières années, les Français se sont un peu rétractés par rapport au marché africain, laissant ainsi la place aux Chinois, Turcs et d’autres pays. Mais pour nous Tunisiens, la France reste quand même une référence dans tout ce qui touche aux affaires africaines”.

Toujours selon lui, “l’Afrique est assez grande et présente tellement d’opportunités qu’il importe pour nous de mettre la main dans la main, avec des groupes français bien ancrés en Afrique ou qui veulent accéder au marché africain, pour lancer des projets de partenariats tripartites, afin de mieux cerner ce potentiel”.

“Les Français peuvent apporter des financements, ils ont beaucoup plus d’expérience que nous dans ce domaine. Nous Tunisiens, nous avons un savoir-faire africain, nous avons une crédibilité auprès de nos amis africains, nous connaissons mieux les cultures locales et nous avons une meilleure capacité d’adaptation aux conditions locales que nos amis français. Chaque partie a, donc, son plus à apporter à ce partenariat et c’est le moment ou jamais de s’y lancer”.

Loukil a aussi indiqué que “Pour TABC, nous avons été approchés par plusieurs pays pour créer des relations tripartites, la France en fait partie. Nous avons participé à la première édition des Rencontres Africa en 2016 à Paris avec une mission de 45 hommes d’affaires. Cette année, on a contribué à l’organisation d’une mission d’une délégation de 41 hommes d’affaires aux Rencontres Africa 2017 d’Abidjan, et aujourd’hui nous sommes co-sponsor de ce forum et nous y sommes présents en grand nombre”.

S’agissant de la transformation de l’agriculture, Loukil estime que “la Tunisie a vécu sa révolution agro-alimentaire durant les années 80 et 90, elle a donc acquis une expérience dans ce domaine. Nous avons aussi vécu l’expérience d’une classe moyenne assez forte qui est devenue avec le temps très exigeante et qui a, de ce fait, contribué à la création d’une agriculture moderne et compétitive. Ces expériences tunisiennes conjuguées au savoir-faire français dans tout ce qui industrie de transformation peut servir aujourd’hui pour répondre aux besoins d’une classe moyenne africaine croissante et exigeante, qui est passé de 150 à 300 millions d’habitants, sur les 10 dernières années”.

Et de préciser: “On s’attend à avoir une classe moyenne de 900 millions de personnes d’ici 2040 en Afrique. Toute ces personnes auront besoin de manger et seront exigeantes sur la qualité et je pense que nous avons, à ce titre, énormément à exporter en matière de savoir-faire sur le continent africain. Nos ingénieurs, agronomes, agro-industriels peuvent contribuer efficacement à mettre en place des plans de développement locaux et à développer les industries agro-alimentaires locales. Il suffit qu’ils aient la chance de le faire”.

French and Tunisians take interest in putting hand in hand to conquer African market » (Bassem Loukil)

(TAP) – « The French and the Tunisians are more than ever interested in joining forces to conquer the African market together, » said Tunisia-Africa Business Council (TABC) Chairman Bassem Loukil.

In a statement to TAP, at the Rencontres Africa 2017, where he attended a plenary conference on « the transformation of agriculture and rural development: the keys to sustainable growth », he added « it is true that over the last 10 years the French somewhat retracted, compared to the African market, and it was the Chinese, the Turks and other countries that took over. But for us Tunisians, France still remains a reference in all that affects African affairs.

According to him, « Africa is big enough and presents so many opportunities that it is important for us to get our hands together, with French groups well anchored in Africa or wanting to enter the African market, tripartite partnerships in order to better identify this potential « .

« The French can provide fund, they have much more experience than we do in this field. We Tunisians, we have African know-how, we have credibility with our African friends, we know better the local cultures and we have a better ability to adapt to local conditions than our French friends. Each party has, therefore, its most to bring to this partnership and it is the time or never to launch « .

Loukil also said that « For the TABC, we have been approached by several countries to create tripartite relations, France is one of them. We participated in the first Africa 2016 in Paris with a mission of 45 businessmen. This year, we helped organise a mission of a delegation of 41 businessmen to meetings in Abidjan and today we are co-sponsoring this forum and we are present in large numbers ».

As regards the transformation of agriculture, Loukil believes that « Tunisia lived its agro-food revolution during the 1980s and 1990s, so it gained experience in this field. We also experienced a relatively strong middle class, which in the course of time has become very demanding and has thus contributed to the creation of a modern and competitive agriculture.

These Tunisian experiences combined with French know-how in all the processing industries can be used today to meet the needs of a growing and demanding African middle class from 150 to 300 million inhabitants out of the last 10 years ».

He specified « It is expected to have an average class of 900 million people by 2040 in Africa. All these people will need to eat and will be demanding on quality and I think that we have, as such, a lot to export know-how on the African continent. Our engineers, agronomists, industrialists and agribusinesses can contribute effectively to the implementation of local development plans and the development of local agro-food industries. It is enough that they have the chance to do it. « 

Les vérités de Loukil sur les freins : Tunisair, la diplomatie, la réglementation de change…

Le président de Tunisia Africa Business Council (TABC), Bassem Loukil, est passé dans les studios d’Express FM hier mardi 26 septembre pour exposer les initiatives de son organisation sur le continent, les obstacles qu’elle rencontre et quelques doléances en direction des autorités tunisiennes.

Il a commencé par reconnaitre que les entrepreneurs tunisiens ne connaissent pas assez le terrain africain. «TABC a organisé jusque-là 5 missions vers des pays d’Afrique. L’accueil qu’on nous a réservé à Djibouti, par exemple, a été très chaleureux. C’est un pays qui souhaite ardemment tonifier les liens avec la Tunisie”. Il a aussi évoqué le Bénin, un pays qui se relance et qui est en train de se muer en plateforme logistique et numérique de gros calibre.

A propos des embuches sur le chemin des entrepreneurs tunisiens vers le marché africain, il a parlé des limites de la compagnie nationale, Tunisair, laquelle, malgré les progrès accomplis, est plombée par un manque d’avions, à ajouter aux retards et un faible taux de navettes avec les pays d’Afrique. «Après il y a la faible représentation diplomatique en Afrique et l’absence de banques tunisiennes sur les marchés clés».

Le président de TABC a ajouté sur la liste des freins la règlementation de change, un lourd handicap pour les entrepreneurs désireux de prospérer en Afrique. «Vous ne pouvez pas pénétrer un marché étranger avec une telle réglementation. Par ailleurs notre capacité à affronter la concurrence est faible vu les lenteurs dans le transport de nos marchandises. Il nous faut des lignes maritimes, nous avons déjà Tunis-Dakar-Abidjan, il faut en créer d’autres ; je fais allusion au Cameroun et au Bénin où nos produits ne sont pas distribués».

Bassem Loukil a également déclaré en direction des entrepreneurs tunisiens qu’ils ne faut pas qu’ils s’aventurent seuls en Afrique. «Il faut qu’ils tentent de s’adosser sur l’expérience des autres qui y sont implantés depuis une dizaine d’années».

Enfin il a demandé au chef du gouvernement, Youssef Chahed, de veiller à stabiliser le dinar et à passer à la vitesse supérieure dans le combat contre la contrebande et la corruption.

Visite d’une délégation d’Hommes d’Affaires conduite par le TABC

La Chambre de Commerce de Djibouti a reçu la visite d’une forte délégation d’Hommes d’Affaires Tunisiens conduite par le Président du Tunisia-Africa-Business Council (TABC) qui a séjourné à Djibouti du 17 au 18 septembre 2017.

En collaboration avec le Ministère auprès de la Présidence chargé des Investissements et sous le Haut patronage du Premier Ministre, S.E.M. ABDOULKADER KAMIL ABDALLAH, la CCD a organisé Dimanche 17 septembre 2017, au sein du Djibouti Palace Kempinski , une Conférence sur l’investissement, axée sur la revitalisation du partenariat économique et commercial entre les deux pays.

Lors de cette Conférence, les membres de la délégation, composés de femmes et d’Hommes d’Affaires, ont pu longuement échanger avec leurs homologues Djiboutiens et nouer des nouvelles relations d’affaires.

Lundi 18 septembre 2017, les discussions se sont poursuivies à la Chambre de Commerce de Djibouti, entre la délégation tunisienne et les responsables des établissements publics et hauts cadres des ministères concernés, en présence du Président de la Chambre de Commerce de Djibouti, M. Youssouf Moussa Dawaleh et des membres du bureau dont la 1ère Vice-Présidente Mme Magda Rémon Coubeche.

Les travaux de la 1ère conférence mixte djibouto-tunisienne sur l’investissement se sont tenus à l’hôtel Kempinski dimanche 17 septembre 2017 .

Organisés conjointement par le ministère auprès de la Présidence chargé des Investissements et la Chambre de Commerce de Djibouti (CCD), les travaux de cette conférence ont, rappelons-le, été inaugurés hier par le Premier ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed.

Notons la participation à ces assisses d’une importante délégation tunisienne qui comprend entre autres personnalités plusieurs hommes d’affaires ont en commun le désir de saisir les opportunités d’investissement immenses qu’offre la République de Djibouti et de profiter des facilités accordées aux investisseurs.

En prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture des travaux de cette conférence, M. Ali Guelleh Aboubaker, ministre auprès de la Présidence chargé des Investissements, a tenu à souligner le renforcement des liens de coopération entre notre pays et la Tunisie au cours de ces dernières années.

Le Premier ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed, a abondé dans le même sens en affirmant que cette conférence sur l’investissement a pour objectif d’insuffler un certain dynamisme dans les échanges économiques entre la République de Djibouti et la Tunisie.

« De par sa situation stratégique, Djibouti est la porte d’entrée du marché de 475 millions de consommateurs que compte le COMESA. La Tunisie ayant ratifié le traité d’adhésion à cette organisation régionale de l’Afrique de l’Est (en novembre elle en deviendra le 20ème membre), cela représente une expansion des possibilités commerciales pour les investisseurs tunisiens », a-t-il déclaré en substance.

M. Abdoulkader Kamil Mohamed a rappelé dans la foulée que « depuis la création d’un ministère chargé des investissements, des réformes censées faciliter les démarches administratives de création d’entreprises ont été mises en place », avant d’ajouter que « le code d’investissement fait partie de ces leviers d’actions indispensables pour faire du secteur privé un acteur clé dans la création d’emplois. »

« Cette conférence, a-t-il fait savoir enfin, se veut être le prélude à la politique économique structurelle tant souhaitée et inscrite dans l’agenda « Djibouti 2035 ».

Source ADI

Loukil : On vise à multiplier le nombre d’étudiants africains en Tunisie

Bassem Loukil, patron du Groupe Loukil et président de Tunisian African Business Council (TABC), a déclaré que plusieurs parties ont fait savoir que les étudiants africains ne souhaitent plus venir étudier en Tunisie.

« Durant les 15 dernières années, le nombre d’étudiants en Afrique est passé de 6 millions à 15 millions mais on constate une nette diminution du nombre d’étudiants africains en Tunisie.

En revanche Bassem Loukil a déclaré que l’Enseignement Supérieur privé peut accueillir 30 mille étudiants.

Il a ajouté que les étudiants Africains rencontrent plusieurs problèmes en Tunisie, à savoir les cartes de séjour, les conditions d’hébergement et l’obtention de la carte d’étudiant.

Dans le même sens, Bassem Loukil a indiqué qu’une commission a été chargée d’étudier les différents problèmes des étudiants, qui seront exposés lors du forum « Tunisian African Empowerment Forum », organisée par le Tunisia Africa Business Council (TABC), les 22 et 23 août 2017 au Palais des Congrès.

« 12 ministres seront présents au Forum notamment (Mali, Gabon, Niger, Sénégal, Kenya, Maroc, Afrique du Sud, Soudan, Congo démocratique, la République de Guinée et l’Afrique centrale).

Bassem Loukil a déclaré que l’objectif est de rétablir le nombre d’étudiants africains en Tunisie à 12 mille et de le multiplier à 20 mille d’ici 2019.

UADH signe un Protocole d’accord avec l’Etat Djiboutien pour une vente globale de véhicules

Suite à des discussions entamées depuis plus de 8 mois entre le groupe Loukil et l’Etat Djiboutien, qui avaient débutées dans le cadre de l’évènement Tunisia 2020, un protocole d’accord vient d’être signé, pour la vente globale de véhicules, entre M. Bassem Loukil, PDG du Groupe Loukil et M. Ali Daoud Houmed, représentant du Fond de Développement Économique de Djibouti.

Lors de ses différentes visites à Djibouti, M. Walid Loukil, DGA du groupe, a renforcé les premiers contacts établis à Tunis, notamment par sa rencontre avec le Président de la République de Djibouti, M. Ismaïl Omar Guelleh.

En retour, les gouvernants Djiboutiens, ont visité les locaux du groupe Loukil à plusieurs reprises lors des derniers mois, ce qui leur a permis de témoigner du sérieux et de la performance des filiales d’UADH.

Accompagné de M. Bassem Loukil, M. Ali Guelleh Aboubaker, Ministre Djiboutien auprès de la Présidence chargé des investissements, présent actuellement en Tunisie, a rencontré M. Fadhel Abdelkafi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, ainsi que M. Abdellatif Hmam, secrétaire d’Etat au commerce. Cette assurance a débouché sur la signature d’un accord de vente de 2000 Citroën C Elysées, ainsi que 600 tracteurs camions Renault Trucks, avec plateaux, pour un montant total de 140 Millions d’Euros, extensible sur une deuxième tranche pour un montant global de 300 millions d’Euros pour l’ensemble du contrat. Les premières livraisons sont prévues pour le dernier trimestre de l’exercice 2017 pour être clôturées au plus tard le 30 juin 2018.

Cet accord signé aujourd’hui est un accord tripartite entre l’Etat Djiboutien, le groupe Loukil mais également la Banque Africaine d’Import-Export (AFREXIMBANK), qui se propose de financer la totalité du dit marché rentrant dans le cadre du développement des secteurs de transport de l’Etat de Djibouti mais aussi dans le cadre de la promotion des échanges Interafricains dont ils sont aujourd’hui les leaders.

Le groupe Loukil continue ainsi d’appliquer sa stratégie, décidée depuis plusieurs années, de se concentrer sur le marché Africain, tout en se basant sur son savoir-faire et sur les compétences Tunisiennes, qu’il essaye de mettre continuellement en avant.

Que doit-on à nos jeunes ?

Que doit-on à nos jeunes ?
Retour sur une jeunesse qui a fait la révolution mais dont on a défait l’ambition.

En cette période critique d’une longue et pénible « transition démocratique », nos jeunes se sentent plus que jamais perdus, désespérés et sans espoir pour l’avenir.
Après sept gouvernements et deux élections pleines de « promesses de progrès et miracles économiques », nos jeunes entrepreneurs, fraichement diplômés ou même futurs diplômés, ne se sentent plus concernés par tout ce que la classe politique actuelle a à offrir et se sentent délaissés et trahis par un système en faillite d’idées et de moyens.
Il nous revient donc à nous, parents et société civile, de poser la question suivante : que doit-on à nos jeunes pour leur permettre de rêver à un lendemain meilleur ? Et que doit-on faire face à la menace grandissante de la fuite des cerveaux et la mise en danger de l’avenir économique et social de notre pays ?

Génération Y ou encore 2.0, cette nouvelle jeunesse connectée représente aujourd’hui le moteur de toutes les sociétés. Elle a renversé des régimes anciens, à l’image du printemps arabe, et en a porté de nouveaux, comme en France avec le président fraichement élu Emmanuel Macron. Si cela peut témoigner d’une chose, c’est que cette jeunesse a soif de changement et qu’elle a la volonté de le provoquer. Ce changement ne saurait aboutir et ce potentiel ne saurait être exploité sans une feuille de route, une vision et la mise en place de réformes pour accompagner nos jeunes dans la réalisation de leurs projets. Car des projets ils en ont, mais vers qui se tourner lorsqu’on a le sentiment que le système est, d’avance, contre nous ?

Le point de départ pour rompre ce cycle d’abattement et de défaitisme, serait de redonner confiance à ces jeunes en rétablissant le dialogue avec eux. Cette communication peut se faire à divers niveaux :
En mettant en place des incubateurs à travers toutes les régions pour les jeunes start-up. J’ai entamé cette initiative depuis plus d’un an, en partenariat avec le MDI au niveau de la technopole de Sfax, dans les nouveaux métiers (Gaming, Big Data, etc…), en espérant que d’autres privés suivent la démarche pour les autres régions du pays.
En accompagnant ceux ou celles qui cherchent à lever des fonds sur les marchés locaux et internationaux à travers des intermédiaires spécialisés dans l’accompagnement des start-up.
En négociant pour eux des crédits à taux préférentiels auprès d’un fonds à capital risque afin de les aider à démarrer leurs projets professionnels.
En créant une bourse de valeurs spéciale pour les startups et ouverte aux capitaux risques, investisseurs privés et fonds internationaux spécialisés dans les pays émergeants.
En mettant en place des centres de formation spécialisés pour faciliter la reconversion des jeunes chômeurs, voire même des jeunes diplômés, qui ne trouvent pas de travail correspondant à leurs qualifications.
En rendant plus effectif et plus rapide le travail de la justice et montrer qu’elle est garante de leurs droits et qu’elle est la même pour tous.
Et surtout en leur donnant leur chance. A mon niveau, et à travers mes entreprises, j’essaye d’encourager continuellement les jeunes esprits, comme nous l’avons fait dernièrement dans le cadre de l’AMS Challenge en permettant à des étudiants des écoles de beaux-arts du pays de proposer les designs et les produits de demain.

Si ces réformes sont réalisables et prometteuses, il n’existe pas aujourd’hui d’infrastructure propice à leur réalisation car, qui s’occupe des jeunes ? Est-ce le rôle du privé, de la société civile, du Ministère de la formation et de l’emploi ou encore du Ministère de la Jeunesse et des Sports ? Qui s’occupe de nos jeunes dans la définition du gouvernement telle qu’elle est aujourd’hui ?
L’avenir de notre pays réside dans l’avenir de nos jeunes ce qui devrait leur valoir une place bien plus importante et un encadrement bien plus efficace. Si c’est le rôle de tout un chacun, rien n’est possible sans un cadre institutionnel bien défini et dédié à ces problématiques.

Si nous devons aux jeunes des réformes et une vision, nous leur devons également la transparence. Ce désintérêt réciproque entre l’Etat et les jeunes doit cesser, cette dé-corrélation entre les jeunes de la société civile et leurs représentants politiques doit évoluer. Les jeunes doivent à nouveau se sentir concernés par l’avenir de ce pays qui leur appartient et dont ils ont l’impression d’en être les locataires. Nous devons à nos jeunes une réappropriation de leur pays, une ré-identification à leur nation. Redonnons leur foi en la justice et en nos institutions afin qu’ils se sentent à nouveau en sécurité et chez eux.

Nos jeunes nous ont montré qu’ils étaient prêts à partir pour réussir, retenons leur succès.
Notre jeunesse est notre vrai pétrole et le meilleur garant de l’avenir de ce pays.

« Le Hold Up de l’économie Tunisienne par la mafia de la contrebande…. »

Jamais à travers l’Histoire de la Tunisie le marché parallèle et la contrebande n’avaient occupé une place aussi importante dans l’économie nationale.

Il est désormais probable que la chute vertigineuse du dinar sous l’oeil passif des autorités et l’absence de tout soutien de l’Etat tunisien mènera rapidement à la perte de la majeure partie du tissu industriel national (notamment les PME).

Au-delà du marché parallèle et de la contrefaçon qui occupent une place sans précédent dans l’économie du pays, les entreprises tunisiennes doivent dorénavant faire face au dumping des exportateurs turcs, qui, bénéficiant d’accords mal négociés à l’époque de leur signature, et de subventions octroyées par leur Gouvernement pouvant aller jusqu’à 16% des prix des marchandises exportées, développent une stratégie féroce et grignotent toujours plus de parts de marché au détriment des acteurs locaux.

Pendant ce temps-là que fait l’administration fiscale tunisienne?

Elle malmène et torture ceux qui, à bout de souffle, continuent à prôner la transparence, travaillent en respectant les règles et osent résister à l’offensive des barons du marché parallèle!

La CNSS, quant à elle, harcèle les sociétés industrielles en y voyant un moyen de combler son déficit, alors même que le secteur informel continue son essor en toute impunité.

Enfin, et pour couronner le tout, les appels d’offres lancés par l’Etat sont systématiquement attribués à des sociétés étrangères, souvent par le biais de clauses éliminatoires pour les entreprises tunisiennes. Sociétés étrangères qui bien souvent, viendront sous-traiter ces mêmes marchés auprès d’acteurs locaux, écrasant les prix et faisant bénéficier leurs économies nationales des larges marges réalisées.

L’Heure est grave. C’est pourquoi je lance un cri d’alarme aux autorités de mon pays, la Tunisie, pour l’adoption de mesures concrètes visant à sauver notre Industrie, la vraie source de valeur ajoutée de notre économie et le fer de lance de nos exportations, cela en extrême urgence, sans quoi elle s’effondrera bien plus vite qu’on ne le pense.

Bassem Loukil

Passage de Bassem Loukil sur Jawhara Fm

Passage de Bassem Loukil sur Jawhara Fm

بسام الوكيل: الاتفاقيات الممضاة مع الدول الافريقية مكسب للدولة ولرجال الاعمال

بسام الوكيل: الاتفاقيات الممضاة مع الدول الافريقية مكسب للدولة ولرجال الاعمال

أكد رجل الأعمال ورئيس مجلس الأعمال التونسي الافريقي بسام الوكيل ان الجولة الافريقية التي يؤديها رئيس الحكومة صحبة رجال اعمال تونسيين خير دافع للاقتصاد الوطني ودعم القطاع الخاص التونسي وذلك عبر تعزيز العلاقات الاقتصادية والسياسية بين تونس وبين هذه البلدان الإفريقية.

وأشار الوكيل ان اليوم الثالث من هذه الجولة شهد امضاء 3 اتفاقيات بين اتحاد الصناعة والتجارة بتونس والقطاع الخاص بمالي في مجلات عديدة على غرار المالية والصناعية موضحا ان هذه الاتفاقيات اتفاقيات تهتم خاصة بتصدير البضائع التونسية الى مالي في مجال البلاستيك والتحلية والمواد الغذائية ومواد البناء
كما تم الاتفاق خلال المنتدى الاقتصادي التونسي المالي على استغلال أرض فلاحية بمالي لإنتاج بذور البطاطا والطماطم.

وشدد الوكيل في تصريح لديوان اف ام على أهمية العلاقات الديبلوماسية والاتفاقيات الممضاة لما له تأثير إيجابي على دعم رجال الاعمال في تركيز مشاريعهم الاستثمارية داخل هذه الدول وباعتبارها مكسب للدولة ولرجال الأعمال في نفس الوقت.

وفي نفس الاطار أكد الوكيل على اهمية الاتفاقيات الممضاة مع الجانب المالي اليوم والتي تندرج في اطار تعزيز العلاقات الثنائية بين البلدين على المستوى الأمني ومكافحة الإرهاب معربا عن امله في امتداد هذه الزيارات لبقية الدول الافريقية.

Source: diwanfm

La présence diplomatique Tunisienne en Afrique, sujet de mon passage sur Mosaique FM

La présence diplomatique Tunisienne en Afrique, sujet de mon passage sur Mosaique FM

Le Niger pourrait présenter de meilleurs taux de croissance sur les 5 prochaines années

Bassem Loukil, Président du Conseil d’affaires tuniso-africain : « Le Niger pourrait présenter de meilleurs taux de croissance sur les 5 prochaines années »

(Niamey et les 2 jours) – Les échanges commerciaux entre la Tunisie et le reste du continent ne dépassent pas 2% au moment où ils sont estimés à plus de 65% vis-à-vis de l’Europe. Pour rectifier cela, une centaine d’hommes d’affaires tunisiens ont participé mardi à un forum économique avec leurs pairs nigériens. Parmi eux, Bassem Loukil (photo), Président du Tunisian african business council (Conseil d’affaires tuniso-africain). L’opérateur économique tunisien, à la tête d’un groupe multisectoriel, parle de l’importance pour la Tunisie de s’ouvrir sur le marché nigérien, mais aussi des profits que le Niger pourrait tirer de la coopération bilatérale entre les deux pays.

Vous êtes à la tête du Groupe Loukil spécialisé dans les télécoms, l’automobile, la mécanique, etc. Pourquoi avez-vous décidé à prendre part à ce forum ?

Le Groupe Loukil est un groupe privé créé en 1976 et qui comporte aujourd’hui 37 filiales. Nous couvrons aussi tout ce qui est énergies renouvelables, construction dans le domaine pétrolier, les services.

Nous sommes là parce qu’on a vu, par le passé, pas mal d’opportunités passer sans les saisir, avec le Niger. Ceci, en raison de l’absence d’une relation directe entre nos deux pays, parfois l’absence de financement qui nous avait rendu la tâche difficile.

Aujourd’hui, le Niger est en train de se lancer dans une nouvelle aventure économique. Vous avez le sommet de l’Union africaine en 2019 ici, il y a une ouverture sur le monde extérieur et nous pensons que nous pouvons apporter notre expérience, expertise et aussi des financements dans pas mal de projets comme les infrastructures, le domaine du stockage pétrolier avec la réalisation de pipelines, des télécoms et du numérique.

Nous pensons que le Niger, c’est aujourd’hui qu’il faut y être et c’est le pays qui pourrait présenter de meilleurs taux de croissance sur les 5 prochaines années si tous ces projets trouvaient du financement et se concrétisaient.

En venant participer à ce forum, quels sont les domaines d’activité que vous avez ciblés ?

Les télécoms, le stockage pétrolier, tout ce qui se rattache au transfert et au traitement du carburant et tout ce qui est rattaché à la construction.

Vous avez une double casquette à ce rendez-vous économique puisque vous dirigez aussi le Tabc (Tunisian african business council). En quoi votre groupe pourrait-il être profitable au Niger et au reste des pays du continent ?

Le Tabc en français (Conseil d’affaires tuniso-africain) est créé par un groupe d’hommes d’affaires spécialisés dans le commerce et l’investissement en Afrique pour essayer de convaincre les hommes d’affaires tunisiens à avoir une stratégie d’orientation africaine.

Nous avons pour mission de faire connaitre le marché africain à nos investisseurs, leur faire connaitre les produits et services qu’il faut cibler pour certains pays et économies, lier des ponts avec des confrères hommes d’affaires un peu partout sur le continent.

Le Tabc, c’est aussi une force de lobby près du gouvernement tunisien pour une plus forte représentation diplomatique en Afrique, pour que Tunisair (la compagnie aérienne nationale) ait plus de destinations vers les pays de l’Afrique et pour qu’il y ait plus de coopération bilatérale donnant un avantage gagnant gagnant entre la Tunisie et les pays frères de l’Afrique.

Interview réalisée par Guevanis DOH

Source: www.niameyetles2jours.com

Mon intervention sur Jawhara Fm concernant la tournée africaine : Niger, Mali, et Burkina Faso.

Mon intervention sur Jawhara Fm concernant la tournée africaine : Niger, Mali, et Burkina Faso.

De nombreux accords et débouchés en vue lors de cette tournée africaine.

Des accords dans divers secteurs seront paraphés au Niger

Des accords dans divers secteurs seront paraphés au Niger

Bassem Loukil, président du Groupe Loukil et de Tunisia-Africa Business Council (TABC), qui accompagne présentement le chef de gouvernement, Youssef Chahed, dans sa tournée en Afrique subsaharienne, s’est exprimé sur Express FM ce mardi 4 avril 2017. Il a fait savoir que la conférence économique a commencé aujourd’hui à 9h en présence de Chahed, de la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, de la PDG du Centre de promotion des exportations (CEPEX), Aziza Htira ainsi que plus de 80 businessmen tunisiens opérant dans tous les secteurs.

Il a indiqué que les Tunisiens ont calé des rendez-vous avec leurs homologues nigériens pour plancher sur les niches d’investissement dans différents domaines.

Enfin il a confié que plusieurs accords commerciaux, sécuritaires ainsi que dans les secteurs de la santé, de l’assurance et de la construction des routes vont être paraphés dans les heures à venir.

Source: africanmanager

Expresso – Bassem Loukil président Tunisia – Africa Business Council

Expresso – Bassem Loukil président Tunisia – Africa Business Council

Une matinale au goût d’actualité et à la tonalité fraîche. Avec Wassim Ben Larbi, vous ne raterez rien des événements majeurs. Sujets politiques, économiques et sociaux, à l’antenne, les bons interlocuteurs s’invitent!

Source : radioexpressfm

Rencontre avec le ministre des Télécommunications de la Guinée Conakry

Rencontre avec le ministre des Télécommunications de la Guinée Conakry

Discussion sur les métiers de l’avenir et les progrès à faire en Afrique dans le domaine des TIC ainsi que sur la possibilité d’établir des passerelles intra-africaines pour réduire des communications sur le continent, avec Monsieur Moustapha Mamy Diaby, ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique en Guinée Conakry.

Bassem Loukil en direct de Conakry

Bassem Loukil en direct de Conakry, pour le forum économique du TABC

Source : Radio Diwen Fm

L’avenir, c’est l’Afrique, pour l’Afrique

L’avenir, c’est l’Afrique, pour l’Afrique

Par Bassem Loukil, président du TABC – L’Afrique est une. Il n’existe pas une Afrique dite noire et l’autre qui serait blanche. Une Afrique du Nord et l’autre subsaharienne. Une Afrique musulmane et une Afrique chrétienne. Une Afrique anglophone ou francophone. L’Afrique est une. Et notre plus grand malheur a été que certains d’entre nous ont eu la naïveté d’adopter et d’assimiler des catégories artificielles inventées de toute pièce, par des négociants, des mercenaires et des missionnaires pour mieux nous affaiblir, nous exploiter et nous dominer.

Les artifices sont pratiques pour ceux qui les inventent. Mais ils ont cela de bon qu’ils finissent toujours par se détruire par eux-mêmes, et pour moi, c’est à ce niveau qu’on doit chercher la signification de ce vol inaugural Tunis-Conakry qui a fait que nous sommes tous réunis aujourd’hui.

Les lignes aériennes, la diplomatie, les forums économiques, les accords bilatéraux, les conventions entre pays et les marchés ne sont pas des artifices, mais des moyens nécessaires pour bâtir une relation solide entre pays, entre nations. C’est ce message que nous souhaitons véhiculer par l’intermédiaire de cette mission, renforcée par la présence de hauts dignitaires Tunisiens, M. Anis Ghedira, ministre du transport et M. Zied Laadhari, ministre de l’industrie et du commerce.

Notre délégation compte plus de 50 hommes d’affaires ayant traversé une partie de notre continent pour prendre contact et établir des relations durables avec leurs homologues Guinéens. Je suis convaincu que ce séjour sera une réelle réussite, et le forum d’aujourd’hui en sera un jalon important.

C’est dans cet esprit que nous sommes réunis aujourd’hui et c’est avec cette philosophie qu’a été lancé le Tunisia Africa Business Council, qui je le rappelle a été institué en 2015, et qui est une ONG qui aspire à devenir une passerelle entre la Tunisie et le reste du continent africain en fournissant des informations et conseils aux entreprises et groupes tunisiens désireux d’investir en Afrique tout en les accompagnant tout au long de ce processus, comme nous le faisons actuellement chez vous où nous découvrons ce pays magnifique qu’est la Guinée et côtoyons son peuple chaleureux.

Les femmes et les hommes africains ont toujours été des gens libres, pacifiques, honnêtes et fraternels. La liberté, la paix, l’honnêteté et la fraternité sont les plus belles qualités de l’humanité et aussi le socle le plus solide pour construire des relations pérennes et de partenariats où toutes les parties trouvent leur compte.

Guinéens et Tunisiens nous serons plus que des partenaires. Nos relations fraternelles ne datent pas d’aujourd’hui. La Guinée et la Tunisie modernes sont, en partie, l’œuvre de deux leaders visionnaires : Ahmed Sékou Touré et Habib Bourguiba. Deux grands hommes qui ont su avant tous les autres que l’avenir est en Afrique et qui ont œuvré avec l’énergie et la volonté infaillible qui les caractérisent à bâtir une union africaine forte qui synthétise politiquement et diplomatiquement notre communauté de destin. C’est ce chemin tracé par leurs prédécesseurs que suivent aujourd’hui M. Alpha Condé et M. Béji Caid Essebssi, en soutenant ce genre de missions qui rapprochent nos deux peuples, nos deux nations connues par leur poids géographique et historique sur le continent : La Tunisie qui a donné son nom au continent, et la Guinée, le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, d’où partent de nombreux fleuves tel que le Niger, le Sénégal, la Gambie pour arroser tous les pays voisins.

Les bouleversements internationaux nous ont séparés un moment. Faisons-en sorte de revenir aux valeurs fondatrices de nos pères pour qui amitié et fidélité priment sur tout. Et gageons aujourd’hui que nos retrouvailles fondent une nouvelle vision du monde et de coopération entre les nations.

L’Homme africain est éternel. Je le redis encore en précisant que je n’y vois aucun crédo suprématiste. Car toutes les femmes et les hommes de la Terre sont en partie Africains. Je le répète en rappelant que cela doit nous pousser à prendre une plus grande responsabilité dans la conduite des affaires du monde plutôt que de nous laisser aller au piège de l’orgueil.

Voyons grand. Réinventons la manière de considérer les relations et la coopération internationales, soyons les principaux acteurs pour une meilleure coopération Sud-Sud favorisant le développement durable et la prospérité partagée en faveur des populations Africaines.

Construisons un monde en paix, plus libre, plus honnête, plus fraternel…

Discours prononcé le mardi 28 mars 2017, à Conakry, lors de l’ouverture du Forum économique tuniso-guinéen

Bassem Loukil : « La Tunisie est accablée par l’administration et la mafia »

ENTRETIEN. Commerce parallèle, immobilisme, politique africaine… Le patron de Loukil reproche au gouvernement actuel son laxisme. Il répond au Point Afrique
PROPOS RECUEILLIS PAR NOTRE CORRESPONDANT À TUNIS, BENOÎT DELMAS

Il est une voix qui porte. Il n’élude pas les sujets qui fâchent, ne louvoie, dit son sentiment aux plus hautes autorités de l’État. Il, c’est Bassem Loukil. Il préside, avec son frère, le groupe Loukil, fondé par son père dans les années 70. Groupe qui emploie aujourd’hui plus de 4 500 salariés à travers une trentaine de sociétés réparties en Tunisie, au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne. Agriculture, communication, automobile, immobilier… le groupe Loukil représente également en Tunisie les marques Citroën, Mazda ou Samsung. Ce quinqua, à l’autorité naturelle, tient un discours très virulent à l’égard des gouvernements qui se succèdent depuis la révolution de 2011. Au premier étage d’un immeuble siglé Loukil, au cœur de Tunis, cet entrepreneur enrage du retard pris par les réformes, du succès croissant de la corruption et du manque de stratégie africaine de l’État. Avec des patrons et des personnalités tunisiennes, il préside la TABC (Tunisia Africa Business Council) qui a pour objectif de mener un travail d’africanisation au sein du monde politique et économique tunisien.

Le Point Afrique : quelle est votre perception de la situation économique ?

Bassem Loukil : il y a une certaine morosité qui dure depuis 2011 avec des hauts, des bas, des espoirs suscités par les changements de gouvernement. Malheureusement, la reprise se fait attendre. Parce que la restructuration de l’économie tunisienne n’a pas encore été mise en place. Depuis 2011, on entend parler des quatre/cinq priorités génériques que nous ne voyons pas venir. Nous sommes accablés par une administration qui résiste au changement, à la libéralisation de l’économie. De l’autre côté, nous avons la mafia du marché parallèle qui résiste aux réformes douanières, fiscales…

Une administration héritée de la France…

Oui. Mais entre-temps les choses ont évolué chez vous par le gouvernement, par certains allègements des formalités alors que nous, on ne fait qu’en rajouter. Vous avez aujourd’hui des fonctionnaires de l’État qui s’amusent – dans le vrai sens du mot – à multiplier les documents, les autorisations, les étapes pour obtenir ces autorisations. Dans le seul but de justifier les 860 000 emplois de la fonction publique. Si l’État était une entreprise, il serait en faillite. À chaque fois qu’un nouveau gouvernement se met en place, on entend toujours les mêmes promesses. Il y a de la volonté, mais pas assez pour vaincre et dépasser le blocage de l’administration. On a eu une révolution populaire en 2011, aujourd’hui il y a l’absolue nécessité d’une révolution administrative. On ne peut pas changer cette administration-là, c’est foutu. Il faut préparer la prochaine.

Qui bloque cette réforme ?

Elle ne peut pas être effectuée par des gens venus de l’extérieur. Ils mettront six mois, un an pour comprendre ce qui se passe en son sein. Et un nouveau gouvernement arrivera au moment où ils commenceront à comprendre les rouages de notre administration. Je peux vous confirmer que 70 à 80 % des ministres qui ont occupé des postes depuis 2011 ne sont venus que pour une seule chose : avoir le titre de « ex-ministre » sur leur carte de visite. Ils savent pertinemment lors de leur prise de fonction qu’ils vont sortir dans douze mois maximum. Certains d’entre eux provoquent même leurs départs, car un boulot les attend. Au maximum, 20 % des ministres qui ont occupé des postes dans les sept gouvernements qui se sont succédé depuis 2011 étaient patriotes. Les autres sont venus pour se faire connaître, gagner de la popularité, constituer des partis, devenir des stars de la télé en venant sur les plateaux… Ces gens-là n’ont aucun intérêt à se confronter avec l’administration. Et ils se méfient des compétences.

Dans votre emploi de temps de chef d’entreprise, combien de temps devez-vous consacrer à l’administration ?

Quarante pour cent. Il n’y a pas une formalité administrative en Tunisie qui ne se fait sans intervention. Pour conclure un marché, faire aboutir une demande, c’est trois, quatre relances, des contacts, des réunions qui prennent des heures, réunions dans lesquelles on nous donne des leçons. Il y a quelques administrations où la corruption est devenue la norme. C’est normal. On nous demande des bakchichs. Ça peut se faire dans l’heure si on donne, sinon ça prendra une semaine…

Et la justice ?

Auparavant, c’était la dictature. Les gens craignaient les représailles. On appliquait la loi à 90 % de la population, les 10 % restants y échappant. Aujourd’hui, il n’y a pas vraiment un État fort et donc pas une application de la justice au vrai sens du mot. La corruption aujourd’hui est pratiquée dans quasiment toute l’administration. Quand vous voyez au Lac 2 [zone de bureaux et d’ambassades au nord de Tunis, NDLR], des transactions parallèles s’effectuer en plein jour, devant tout le monde, des échanges de dinars contre devises, des transactions de terrains, et qu’il n’y a pas de poursuites fiscales contre ces mafieux, quel genre d’exemple donnez-vous au reste de la population ?

Qui a peur du marché parallèle ?

Une grande partie des partis politiques est financée par le marché parallèle. Chacun doit quelque chose à quelqu’un. Une attaque directe engendrerait des représailles, des scandales, une guerre entre les partis, dans les médias. À chaque fois qu’on arrête un des barons du marché parallèle, il y a une région qui rentre en émeutes. Grâce à l’argent sale, les gens sont motivés, on leur donne de l’argent pour descendre dans la rue, défier l’État.

Comment calculer le poids de la contrebande ?

En matière d’importation de véhicules d’occasion, le marché parallèle prend le dessus. Vous avez entre 25 et 28 000 véhicules qui entrent chaque année par ce biais. Ils viennent d’Europe, d’Italie. Ils arrivent à La Goulette. La Tunisie doit consommer 400 000 climatiseurs par an. Importation officielle : 170 000. D’où viennent les 230 000 restants ? Ça représente 60 % du marché ! En téléphonie mobile, l’importation officielle est de l’ordre de 1,6 million de portables. Alors que l’activation totale des trois opérateurs dépasse les 3 millions… Les exemples sont multiples. On a de quoi quantifier. Quand on compare ce qui est officiellement importé et ce qui devrait être réellement fait, les ventes qui devraient être réalisées sur le marché, on est à 55/60 % au profit du marché parallèle.

Qu’attend l’administration fiscale pour agir ?

Chaque fois qu’il y a un déficit budgétaire, l’État ne sait faire qu’une chose : intensifier les contrôles. Ils le font sur qui ? Sur ceux qui le déclarent : le secteur formel. L’informel n’est pas concerné… Depuis 2011, chaque société a dû subir trois à quatre contrôles fiscaux. À chaque dérapage du budget de l’État, allez on relance, personne morale, personne physique. J’en suis à mon quatrième contrôle fiscal à titre personnel en six ans. C’est général. Chaque homme d’affaires subit la même chose. On multiplie aussi les contrôles CNSS [Caisse nationale de Sécurité sociale, NDLR]. Contrôles qui ne concernent que ceux qui déclarent. Pas ceux qui travaillent au noir. On vous emmerde tout le temps avec les contrôles fiscaux, on vous emmerde tous les 6/9 mois avec les contrôles CNSS, on vous emmerde au niveau de l’importation, car on ne fait que compliquer les spécifications, les étapes à franchir pour importer, ce qui donne encore plus d’avantages au marché parallèle. Tout est orchestré pour avantager le marché parallèle. On le dit ouvertement, à chaque réunion avec l’administration, avec les responsables du gouvernement. Je leur dis la même chose. Vous faites tout pour décourager l’investissement. Vous faites tout pour décourager l’importation alors que les recettes de l’État proviennent, entre autres, des impôts et des droits de douane que vous prélevez sur les importations officielles. Vous ne prélevez rien sur ce qui est importé en parallèle ou en contrefaçon. Qu’attendez-vous pour bloquer tout ça ? « Ah, nous sommes en train de travailler sur un plan… »

L’ancien ministre des Finances Slim Chaker évoquait en 2015 une loi « guillotine » pour simplifier les textes administratifs…

C’est le pire des ministres des Finances que la Tunisie ait pu avoir. Il nous a fait travailler, nous chefs d’entreprises, pendant six mois, chaque samedi, pour proposer des réformes. Et cela a été jeté à la poubelle. Aucune des suggestions, aucune des recommandations de ce groupe de travail n’ont été présentées au Parlement dans le cadre des réformes fiscales de 2015. Son prétexte ? Que le chef du gouvernement, qui était alors Habib Essid, lui ait dit : « Ce n’est pas le moment. » Quand votre chef vous dit que ce n’est pas le moment, vous sortez, vous faites une déclaration comme cela vous avez le cœur net vis-à-vis de vos électeurs et du FMI. Sinon, vous êtes un lâche. Nous, en tant que privé, on connaît tous les barons de la contrebande. La brigade économique les connaît un par un. Les services de la Douane aussi. Tout le monde connaît tout le monde. Il suffit de donner le feu vert…

Qui peut donner ce feu vert pour poursuivre les barons de la mafia dont vous parlez ?

Une main de fer. Quelqu’un qui n’a jamais mis la main dans la poche de ces gens-là, seul critère pour pouvoir les regarder les yeux dans les yeux et leur dire : « Je vous attaque. » Pour cela, il faut une équipe. Il faut réformer pour que nous, en tant que secteur formel, on puisse travailler. Il faut donner la main à la justice, à l’administration fiscale, aux brigades anti-drogue, anti-blanchiment d’argent… pour attaquer ces gens-là. Cette morosité économique est tributaire des réformes et des messages positifs clés que doit lancer le gouvernement (on s’engage, on lance les investissements, on va privilégier le secteur formel).

Percevez-vous une volonté gouvernementale ?

Il y a de la volonté au niveau du chef du gouvernement. Je ne suis pas sûr que cette volonté soit partagée par l’ensemble de son équipe gouvernementale. Vous avez une équipe hétérogène, plusieurs partis politiques représentés, il y a de l’incompétence dans cette équipe, mais la coalition impose cette équipe. Il faudrait une équipe restreinte, choc, apolitique qui entoure le chef du gouvernement. Pas des technocrates, je n’aime pas trop ce mot, mais des gens pragmatiques qui ne pensent pas qu’à leur carrière politique, mais qui pensent au pays, qui sont là pour faire un travail qui va donner ses fruits dans cinq ans, dans sept ans… Le peuple leur en sera reconnaissant sans pour autant passer par les partis. Sans cela, on ne pourra pas le faire. On ne peut pas attendre les élections de 2019. Quelque chose doit changer, on doit choquer l’opinion pour faire bouger les choses.

Source : Le Point Afrique