« Le Hold Up de l’économie Tunisienne par la mafia de la contrebande…. »

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Jamais à travers l’Histoire de la Tunisie le marché parallèle et la contrebande n’avaient occupé une place aussi importante dans l’économie nationale.

Il est désormais probable que la chute vertigineuse du dinar sous l’oeil passif des autorités et l’absence de tout soutien de l’Etat tunisien mènera rapidement à la perte de la majeure partie du tissu industriel national (notamment les PME).

Au-delà du marché parallèle et de la contrefaçon qui occupent une place sans précédent dans l’économie du pays, les entreprises tunisiennes doivent dorénavant faire face au dumping des exportateurs turcs, qui, bénéficiant d’accords mal négociés à l’époque de leur signature, et de subventions octroyées par leur Gouvernement pouvant aller jusqu’à 16% des prix des marchandises exportées, développent une stratégie féroce et grignotent toujours plus de parts de marché au détriment des acteurs locaux.

Pendant ce temps-là que fait l’administration fiscale tunisienne?

Elle malmène et torture ceux qui, à bout de souffle, continuent à prôner la transparence, travaillent en respectant les règles et osent résister à l’offensive des barons du marché parallèle!

La CNSS, quant à elle, harcèle les sociétés industrielles en y voyant un moyen de combler son déficit, alors même que le secteur informel continue son essor en toute impunité.

Enfin, et pour couronner le tout, les appels d’offres lancés par l’Etat sont systématiquement attribués à des sociétés étrangères, souvent par le biais de clauses éliminatoires pour les entreprises tunisiennes. Sociétés étrangères qui bien souvent, viendront sous-traiter ces mêmes marchés auprès d’acteurs locaux, écrasant les prix et faisant bénéficier leurs économies nationales des larges marges réalisées.

L’Heure est grave. C’est pourquoi je lance un cri d’alarme aux autorités de mon pays, la Tunisie, pour l’adoption de mesures concrètes visant à sauver notre Industrie, la vraie source de valeur ajoutée de notre économie et le fer de lance de nos exportations, cela en extrême urgence, sans quoi elle s’effondrera bien plus vite qu’on ne le pense.

Bassem Loukil

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